SCÈNE VI
SOCRATE, MYRTHOÉ, LUTÉCIE.
Socrate , eni>eloppé dans son manteau , à Myrthoé.
Prêtez-moi, s'il vous plait; la clef de votre appartement.
Myrthoé
DESOCRATE. 65
La voici.
L u T K c I E j examinant le manteau de Socrate, Ah ! Dieux ! comme vous êtes arrangé !
S o c R A T E j d'un ton calme.
Je trouverai la un asile contre ma femme, jusqu'à ce qu'elle soit en meilleure santé. La colère est une maladie , et l'on ne doit c[ue plaindre ceux qui souffrent , quand on n'a pas le pouvoir de les guérir. LuTÉciEjà Socrate.
Certes , vous voilà bien équipé ? Qu'est-ce doiic que ceci ? vous inondez le parquet.
Socrate.
C'est de l'eau. [En souriant. ) Ne savez-vous pas qu'il faut qu'il pleuve après un grand tonnerre ?
Quelle sérénité d'âme !
Socrate.
Adieu, ma chère enfant. Xantippe vient de s'abandonner à une assez méchante action, mais je la lui pardonne ; cependant je dois lui ôter l'occasion prochaine d'en commettre une seconde , car autrement ce seroit moi qui serois le plus coupable ; d'ailleurs , je suis sîir que son repentir me vengera ; qui reconnoît SQS torts , dans le dessein de les réparer , redevient alors l'égal de celui qui n'en a point commis. ( // sort. )
66 LAMAISON