G LA MAISON
d'empressement son amour pour toi,.. ( Réticence ), Oui , je me délectois alors du projel d'unir pour toujours deux êtres qui rassemblent les qualités qu'on admire dans les deux sexes,.. Cette douce chimère que mon cœur caressoit , s'est donc évanouie... Je vois bien qu'il n'y faut plus penser. Cependant, comme je te l'ai déjà dit, le délai expire, et tu dois révéler sans retard quel parti tu veux suivre.. ., ceci est sérieux.
M YRTH OÉ.
Mon choix est fait ( elle tlr&-im papier de son sein ); cet écrit contient mes sentimens..,; enfin, le bonheur ou le malheur que le ciel mf destine. Je l'ai souscrit , pour qu'il serve au tabellion Ji dresser un contrat , a l'abri duquel je serai désormais tranquille... Socrale , cet écrit s'adresse à vous , je me flatte que vous approuverez le moyen que j'ai pris d'obéir à la loi sans rien perdre dj ma liberté.
SoCRATEj ai^ec étonnemçnt.
Ce langage mystérieu:;, . . .
Mtrth O É.
Ne dois-je pas subir le joug du mariage auquel la loi me condamne? Il faudra seulement, pour vous et pour moi , que votre épouse approuve ce parti. Je ne crains point qu'elle s'oppose à un arrangement entre nous trois , lorsqu'elle saura que cet arrangement ne formera aucun obstacle à l'exercice de ses droits etv volontés...
( Myrthoé rougit et baisse les yeux enfinlsiant), Socn AT B.
Continuez , je n'entends pas bien encore.
DESOCRATF. 7
M Y RT H o É , lui donnant l'écrit.
Daignez approuver mon silence... Mon sort est renferme dans ce papier ; décidez-en , ô Socrate ! vous fûtes toujours pour moi le plus tendre des pères... Ah! ne cessez pas de l'être, et l'édit même dans sa parfaite observation ne me rendra pas malheureuse. Socrate, prenant l'écrit.
C'est bien dans ce moment-ci que j'aurois besoin de mon démon pour deviner au juste votre projet... Permettez que je m'éloigne pour chercher a le connoître et pour m'occujîer des mo3'ens qui doivent le faire réussir. ( A part , en s'en allant. ) Si son âme m'étoit moins connue, je l'accuserois d'un de ces mystérieux cajjrices si naturels à son sexe... mais une idée folle ou peu raisonnable est aussi loin d'entrer dans sa tête qu'un sentiment malhonnête de naître
dans son cœur.
( // sort. )