‹ La maison de Victor HugoChapitre 11 sur 92 · LES ŒUVRKS DES ROMANTIQUES · texte numérisé non relu

LES ŒUVRKS DES ROMANTIQUES

idées et les théories sont encore trop voisines, et les œuvres sont maintenant trop dispersées et trop cachées. 11 leur faut du temps pour revenir à la lumière et aussi pour se classer. Les familles, pour la plupart inconnues de la critique, et ne connaissant pas elles-mêmes la nature de telle peinture, de telle statuette qu'elles peuvent posséder, tiennent en réserve des éléments insoupçonnés. Les musées de province, j'entends les plus modestes, les greniers des musées les plus importants de Paris ou de France, quelques-uns même à l'étranger, grouillants capharnatims dont les volets demeurent encore fermés et la poussière non secouée, auront peu à peu plus d'une révélation, à mesure que la curiosité et la passion s'éveilleront sur des œuvres placées entre l'oubli de la veille et la résurrection de demain. Alors seulement on pourra porter un jugement ferme et clairvoyant sur toute cette période. Mais, par l'intuition seule, il paraît impossible qu'un moment de telle effervescence, de telle passion poétique et artistique n'ait produit que des œuvres factices, faites pour briller un moment et disparaître. Déjà l'Exposition centennale de 1900 a su, aux regardeurs avisés, faire pressentir la grandeur et la beauté de certains peintres, de certains statuaires qui ne préoccupent point encore la mode. Ce n'était pourtant qu'une partielle et vague

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