‹ La maison de Victor HugoChapitre 13 sur 92 · I.E ROMANTISMK HT L'ART · texte numérisé non relu

I.E ROMANTISMK HT L'ART

cil imisiquc des poèmes de X'ictor Hugo, Sarah la Baigneuse entre autres, Delacroix nait pris le sujet de certaines de ses œuvres les plus romantiques que dans Shakespeare, dans Byron, autrement tourmentes et heurtés par un esprit charmé de la pure monotonie de Racine, et à qui suffisait l'esthétique littéraire de Voltaire.

Delacroix, semblable en son genre à Ingres, qui, révolté au fond, se considérait de bonne foi comme le plus pur classique, étau un traditionnel qui ne se croyait pas révolté et ne se rendait pas compte que c'est sur la tradition même que s'appuient les révolutions les plus sûres.

Un vieux bibliothécaire de la Chambre des Députés, aujourd'hui disparu, m'a conté naguère que lors de sa jeunesse, ayant été enthousiasmé des

décorations qu'il voyait exécuter par Delacroix pour cette superbe galerie, il lui avait lancé ce compliment, avec la candide ardeur des débutants : « Ah ! monsieur, vous êtes le Victor Hugo de la peinture ! » à quoi le peintre, très piqué, avait froidement répondu : « Monsieur, je suis un classique ! »

Enfin, il faut considérer que Delacroix avait sa propre œuvre à accomplir, et qu'il travaillait dans le silence, à l'écart, le cerveau rempli des images de son choix, et qu'il pouvait emprunter des sujets à des morts, à des contemporains étrangers,

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