‹ La maison de Victor HugoChapitre 24 sur 92 · JEAN VALJEAN · texte numérisé non relu

JEAN VALJEAN

/'tir Bllon.

LA ,MAISf)N DK VICTOR IllCO.

crirc son (uu\rc dans la matière, le choix de ce sculpteur tout épris de l'art antique et de ce savant à qui la poésie est chère.

Dans la grande galerie du premier étage se répartissent les lirincipales (cuvres contemporaines de peinture et de sculpture.

Klles sont de deux sortes. Les tmes traduisent des (euvres ou des types de X'ictor Hugo ; les autres retracent des laits de son histoire.

Parfois c'est un poème, parfois c'est Lme scène de drame qui sont évoqués, interprétés par l'imagination du peintre ; parfois c'est un type qui surgit, avec toute l'intensité de vie , toute la compréhension de poésie ou d'humanité dont un grand artiste français est susceptible. Car enfin, à ce point de vue encore, ce musée, tout en disant et en maintenant au monde la gloire de Victor Hugo, est encore une façon de faire éclater aux yeux la variété des taknts, la haute et lucide intelligence de notre école.

Une œuvre aussi complète, aussi bien venue que le musée "Victor Hugo est féconde en conséquences que l'on avait pu même

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Dessin de Br.on.

SAKA I.A l'.AICNKUSE,

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ne p:i> pic\(»ir des le début, et qui ont pimi" cause la seule lo.^ique de la beanté.

\(iici, dès j'ahoi'd, la [vuaplirasc liai'nionieuse, éclatante et lleui-ie de coLileur, que H. l'"antin-l .atour donne du Satyre^ dans la Lc^endc des Si ce les.

Les dieux, tn'inant ou, plut(")t, mollement étendus parmi les nuées, éblouissants de lumière, s'arrêtent pour écouter le noir Sylvain qui,tout troublé encore, tout ramassé sur luimême, est captivé par la vue de \'énus. La rude et noirâtre masse de cet intrus passionné est, au premier plan, commeun rocditïorme.

La déesse, éblouissante, souriante victorieuse, pétrie de roses et de r a }■ o n s lumineux, écoute dédaigneusement, regarde à peine.

Son esprit est loin de

ces chants sauvages auxquels elle n'a pas encore prêté l'attention épouvantée qui la forcera décrier la beauté du puissant monstre.

C'est encore un poème, et des plus célèbres, qui a inspiré M. Henner, Sara la Baigneuse, qui a plus d'une fois tenté les peintres, comme aussi les sculpteurs, depuis son apparition gracieusement rythmée, sans compter les séductions qu'elle a exercées

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