LA CHUTE DE SATAN
D.-ssin de J.-P. Lturens.
« pâle, clic a senti que son ilanc remuait ». ICve, c'est Fantine pour plus tard, et Fantine, c'est une pauvre l]vc de taubourg, délicieuse, douloureuse et condamncc à toute soulIVance. File est prédestinée. I{!lleconnaîtra à peine cette petite fille, cetteenfant
qui la rattache à la vie. FllesoufTriratout pour elle et mourra avec la pensée désespérante que tous ces sacrilices auront été vains. Ah ! l'admirable création que celle-là, et comme elle vivra dans les temps jusqu'à ce que le monde devienne vraiment meilleur, et comme vivra aussi la peinture de Carrière qui traduit avec tant d'éloquence cette constatation d'une douleur, c'est-à-dire d'une injustice, et cette immense pitié pour la navrante victime ! Elle regarde devant elle sans voir ; elle ne comprend pas.... Son expression est de tristesse, et non de révolte, mais d'une tristesse si pleine encore de douceur qu'elle nous pénètre davantage. La main, dans un mouvement d'une discrète vérité qui en dit plus long que n'importe quel grand geste, torture doucement, lentement, un repli du costume. Cette temme ne sait quel parti prendre. Elle est stupéfaite et se sent perdue. Dire la perfection du modelé, la grandeur du dessin de cette simple figure, la