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Assez biinveillant. Pas trop.
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Académie française. Candidat classi'jue malheureux.
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/"aï content d'entendre ciabauder contre la peine de mort.
exécution des grands paysages, nous aurions là quelques-uns des plus beaux dessins satiriques jamais publiés.
Mais sur ces feuilles volantes, c'est plutôt l'enjouement qui prédomine, un enjouement tel que pouvait l'être celui de Victor
LA MAISON DE VlCrOk HUGO.
.\Jis au l>ied du mur.
Hugo, c'est-à-dire Jamais dépourNU de saveur philosophique.
Il n'en est pas de même dans une autre série extrêmement
curieuse et dont la gaîté confine plus d'une fois au dramatique :
l'histoire d'un certain Procès où l'on voit successivement apparaître la noire et affreuse Victime ; V Assassin., qui n'est pas beaucoup plus sinistre qu'elle ; la Femme pour l'amour de laquelle le crime a été commis., et qui est d'une idéale laideur ; des spectateurs tel qu'un Gamin ému., sorte de gavroche dont l'ieil attentif, le nez retroussé et la bouche serrée nous font éclater de rire, ou bien une plaisante Spectatrice qui s intéresse ; des Juges., très caractérisés, qui sont comme des schémas d'idées pour un Daumier, un, entre autres, très inquiétant : « Mécontent d'entendre déblatérer contre la peine de mort.... Qu'est-ce que c'est que toutes ces déclamations-là ? » Enfin toute une série de jurés qui nous font défiler sous les yeux une belle revue de visages bornés, de caboches mornes, et, en résumé, toutes les observations possibles de la niaiserie, de l'indifférence ou même d'une certaine férocité.
Tout l'ensemble de ces croquis était baptisé Théâtre de la Gaité. On voit que le titre ne manque à la fois ni de justesse ni d'ironie, car, si Victor Hugo se reposait parfois de ses sublimes méditations et de son labeur énorrne par des accès de gaité lumineuse et vermeille, on n'imagine pas non plus cette gaîté creuse, dépourvue de retours profonds sur les constants sujets de sa sollicitude, et, par suite, de ses haines. A travers les yeux du masque comique, les yeux du penseur lancent des flammes.
l.i;S CAKIC.Vl IRKS.
Au reste, si les dessins de lii;ure.s sont presque tous satiriques t)Li boutions, ou Fun et Tautre, il rious plaira de terminer notre
JOHN BBOWN.
revue par un qui est de la plus intense et de la p>Ius terrible tragédie : c'est celui de John Brnjvn, dont on trouvera une belle réplique au Musée. Dans la nuit implacable se dresse le gibet, auquel est accroché, se balançant au vent, le martyr pour 'une
cause humaine. La protestation de Victor Hugo ne fut pas entendue, clic fut écoutée seulement. Il en demeura ce matjnifique dessin, qui prend place parmi les plus vengeurs et qui participe de Juvénal et de Goya.
Ainsi le dessin, chez le Maître, ne fut pas simplement un caprice dhomme dun goût souverain, d'un grand littérateur doué du sens instinctif de Fart. Ce fut aussi, comme nous espérons Tavoir démontré, un acte d'art véritable. On ne comprit pas ses dessins, tout d'abord, et l'on crut (certains affectèrent de croire) qu'ils étaient une fantaisie d'amateur. Le Musée les met à leur vraie place. Ils font partie de son œuvre de la façon la plus étroite, et comme beauté d'exécution, et comme hauteur de pensée.