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soric Je [ilicni)mL'nc dc"paliii,m:nésic qui s'est plus d'une fois rencontre el qui rend l'inlluence de la mère encore p\u> inii->oruuite et plus précieuse.
Nous arri\-ons aux portraits de N'ictor Hul;o lui-même. Ici, une mai^nilique étude de physionomie s'ouvre à nous. Les portraits de jeunesse : le petit dessin de Nanteuil d'un caractère presque trop juvénile, les belles lithographies de Devéria, celle de Maurin, etc., apportent soit un commentaire expressif, soit la détermination d'un détail, à cette œuvre capitale, le buste de David d'Angers, que nous avons étudié longuement plus haut. Dès
lors, la première physionomie de Victor Hugo est lixée pour le monde. C'est le ^'ictor Hugo avec le \isage rasé, d'une netteté et d'une régularité merveilleuses, vraiment sculpturales. Les grands cheveux lisses accompagnent superbement le front, qui parait se développer de plus en plus, à tel point que les exagérations comiques des charges de Daumiersont presque une simple constatation. L'ensemble de ce visage est d'une harmonie, on pourrait dire d'un rythme incomparable. Les yeux prennent une expression d'énergie extrême ; mais leur beauté, quoique surprenante, n'est pas comme isolée du reste de celle du visage.
PORTRAIT Dl. GENERAL HIGO.
l,A .MAISON DK VIC'IOK lir(]0.
Cl- n'est pas, comme il arrive quelquefois, une de ces beautés qui attirent l'attention au détriment des autres traits, ou bien une compensation qui n'en parait que plus éclatante, dans une pliysionomie irréu,ulicre, médiocre ou ravai^ée. Ici tout s'équilibre,
tout est noblesse et force tranquille.
Lorsque commence l'époque de l'exil, cette force semble être parvenue à son apogée.
De là date une série de documents absolument unique dans l'iconographie des grands hommes, les photographies exécutées par Charles Hugo (certaines par Auguste Vacqueriej et qui notent les expressions les plus variées, les nuances les plus tranchées ou les plus délicates. Il n'y a guère que la physionomie de Rembrandt qui, dans ses admirables eaux-fortes, nous soit aussi bien connue dans tous ses aspects. Ici, la photographie, malgré rinfériorité du moyen mécanique par rapport au moyen d'art employé par un artiste sans pareil, est néanmoins d'une souplesse et d'une éloquence inattendues. Parmi les plus belles de ces petites photographies, dont les grandissements donnent des images réellement picturales, tant elles sont puissantes de modelé, nous remarquons : un Victor Hugo accoudé, pensif, qui donne l'impression de la méditation poétique la plus intense ; un autre, très beau également, assis et accoudé, l'autre main passée dans la redingote non^e; un les bras croisés,
MINIATllIiC DE VICIOU HIGOJEL'NE.