IhicL, t. VII, p
4. Gard, de Retz, Mi-molrna (A. l-"eillel), Paris, 1870, L 11, \<. 112.
"1 " -Vvcc kiy il fallnil parler nettement et agir do mosiuc, ■ Foateiiav-Marenil, Mémoires, édit. Michaud, p. 221.
(). Pendant près do deux ans, le prince Casimir a été releiui prisonnier à \ incennes, après son arrestation à son débanjuement en Krance, dans la ciainlo qu'il n'aille se motlre au service de l'Espag-ne ; il est enfin relâché dans les premiers mois de 1640, sur les réclamations de son frère, le roi de Poloync. Richelieu jui,'-e nécessaire de lui faire un présont lors de son départ, et » estime à propos que S. M.
Qu'on lise ses premières lettres écrites de son modeste évêché de Lu(,'on, où il se montre le plus sincère, à l'époque où il note cependant déjà pour lui " ([uaux lettres que Ion écrit aux amis, il faut prendre garde qu'il n'y ayt rien qui puisse nuire k celuy qui escrit ou qui la reçoit ' ». A-t-il acheté le lit de velours de Tune de ses tantes, M"'" de Marconnet, et l'a-t-il fait raccommoder, ce lit « vaudra 300 livres - », écrit-il à M""' de Bourges. A Luçon, alors que son train est encore bien modeste, quoique débarrassé du souci matériel de sa maison, déjà « il voit ses comptes ■* », comme il les verra plus tard en IG39.
S'il désire « deux douzaines de plats d'argent de belle grandeur, comme on les fait », il veut savoir auparavant ce ([u'ils lui coûteront, et quand il en aura su le prix, il enverra " cinq cent escuz ' ».
Ailleurs, il recommandera à M'"^' de Bourges de faire prix pour i' dix huict aulnes de damas gris violant cramoisy, et cinq aulnes de velours gris l)run ([ui n'est ([u a neuf francs l'aulne ' ».
Dans des questions d'achat d'œuvres d art qui semblent, plus que tout autre, incompatibles avec cette rigueur, ce ne sont pas moins de précisions mathématiques '^.
Une autre fois, il écrira à Sourdis, l'archevêque de Bordeaux, qui s'occupe de ses affaires ])articulières, « de faire marché avec un homme fort et puissant à cent francs ou ((uarante escus » pour arracher les herbes de son canal de Richelieu ".
Lors du siège de la Rochelle, il discute avec àpreté le jirix de toutes les fournitures destinées à 1 armée et à la flotte : fonte, canons, boulets, pétards, mousquets, piques, poudre, mèches, bois, vaisseaux, voiles et cordages, rien n'échappe à son contrôle; il n'est aucun marché (]ui ne passe sous ses yeux et qu'il ne critique, et il cherchera même à obtenir sans perle la ré.siliation de 1 un d'eux c[ui lui est désavantageux ^.
Avec Dieu même, il compte loisqu il écrit ce vœu étrange que M. Avenel fixe vers l'année 1631 :
luy donne une cspoc de 3 ou 4 mille escus. Pour cet ellecl Loppcz en a une. Il y en a d'autres dans Paris ; vous mettiez Mondain en queste comme si cestoit pour l'envoyer en Savoyc. ■> Avenel, Lellrpu..., t. Vil, p. 81.3.
1. Armand Bascliet, Mémoires d' Armand du Plessis de liiehelieu... alors qu'il mé<lilail de paraître à la Cour. Paris, I8S0, p. la.