‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 141 sur 464 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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3. De Wlcqueforl , Mi'-ntuiri's loiicli:inl Icx niiili;t!ix:i(lriirf, (^nloi^iii", Hi7(i, p. 87.

testante hostile dont les prétentions et les ambitions avaient toujours servi le parti dos mécontents. A ce ilnulilo piniit d-.' vue, ces aumônes étaient donc larjjenuMit justifiées; de Morgues les reprochait à Richelieu comme un moyen pour lui de se rendre popukdre, et de mettre à son service personnel la puissance de la chaire '. L'accusation est intéressante, car elle nous confirme le renseignement d'Auber}- sur les secours distribués dans les voyages aux couvents nécessiteux, et aussi sur le rôle d'agents politiques tenu par ces « quelques moines » qui restaient toujours en contact avec le Cardinal ; mais le pamphlétaire était mal inspiré de lui reprocher sa << grande inclination pour l'établissement de monastères nouveaux ». Richelieu a manifesté, en elTet, et plusieurs fois, sur ce point, une opinion absolument opposée; dans son Testament politique, il la base sur la raison dictât, et insiste sur la nécessité c< d'arrêter le trop grand nombre de nouveaux monastères qui s'établissent tous les jours... et c[ui pourrait venir à un tel point, qu'il serait ruineux- ". La même qiiestion est revenue sous sa plume dans un de ses ouvrages de piété, certainement le plus remdrquai)le ' ; il la traitait alors au point de vue uniquement religieux et subjectif, en concluant dans le même sens, et condamnant sévèrement un abus dangereux et trop fréquent " en ce temps », unicjuenient dû à la vanité et à une imagination égo'iste. Ces « monastères nouveaux » n'étaient pas l'œuvre de Richelieu; c'eût été du reste, a priori, contraire à ses idées de centralisation et de discipline; il les avait trouvés, en arrivant au pouvoir, déjà établis par la toute-puissante protection de la reine-mère qui les avait favorisés. Dans la liste des couvents subventionnés par le Cardinal, nous en retrouverons deux pour lesquels de Morgues mal servi cette fois par sa mémoire, attribuait précisément à Marie de Médicis la gloire et le mérite de leur fondation ; au lendemain de la mort du maréchal d'Ancre, c'était même l'un des plus forts griefs invoqués contre le gouvernement de la reine-mère que cette exagération d'établis-

1. Il Que s'il a faict paroistre une ^Tando inclinalion poui- IV'tablissemeiil des Monaslères nouveaux, a facilité leurs alTaircs, et leur a procuré quelque l)ien; il estoit aisé de retranclicr les elTects d'un trop grand zèle de piété, autant excusable, comme on doit blasmer l'hvpocrisie de eeluy (|ui donne vos l'inancesavec profusion, non seulement à tous les couvents de Paris, mais à toutes les maisons Heligicuscs qu'il renconlre en son chemin, pour se faire prescher dans les chaires grand serviteur de Dieu et du Roy, innocent administrateur de son bien, et protecteur du pauvre pcu|)le, et dans les visites fréquentes (|ue fout (|uel(|ues nioynes à Paris et ailleurs, leur faire combattre la vérité trop clairement reconnue et tro[) vivement sentie. ■> Tres-humhli', trrs-verUaltlppl tffs-iniporlnnle Itcmonsiraiicc nu lioij, in-l", 1(131, p. ijj.

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