‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 153 sur 464 · Teslam. polit., K" part., chap. vi, p · texte numérisé non relu

Teslam. polit., K" part., chap. vi, p

4. Le Maire, Paris ancien el moderne, Pai-is, 1698, t. II, p. 247.

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nombreux ; on on compte sept seulement à l'état, et comme ceux de religfieux, presque tous nouveaux. Les premières sont les plus humbles, noble idée de hiérarciiie évan^élique, (jui frappe davantage cliez le terrible Cardinal que la légende aveugle ne nous a point accoutumés à voir avec de pareils sentiments d'une délicatesse touchante ; ces privilégiées sont les Filles pénitentes, aussi appelées Religieuses de Saint-Magloire depuis leur transfert en irj72dans le monastère de ce nom, réformé plus tard sous la direction de huit religieuses de l'Ordre de Montmartre qui s'y sont transportées en 1()I6. Le couvent est célèbre, car il est souvent la lin des grands scandales mondains ; au début, il a été d'abord un refuge de femmes de mauvaise vie repentantes, et pour que rien ne manijue à lui donner un caractère particulier, la sincérité du recrutement en a été assurée, dans les premiers temps, par des précautions d'une scandaleuse naïveté ' ; l'on voit encore dans la cour la logette grillée -, où a été enfermée, comme une recluse, la fameuse Coymans, une pauvre folle qui a joué un rôle bizarre dans l'instruction du procès criminel de Uavaillac ■'.

Les Filles de la Magdelaine, connues communément sous le nom de Magdelonnettes, sont établies rue des Fontaines depuis 1620; Louis XIII leur a assigné en 162." une somme de 3.000 livres à prendre annuellement sur la recette générale de Paris ; leurs constitutions datent de 1637 seulement, et ne seront approuvées par M. de Gondy que le 27 juillet

Les Filles de l'Ave Maria, de leur véritable nom les Filles de Sainte- Claire, ainsi nonnnées (( à cause qu'elles se servent de ces paroles pour saluerceux qui désirent leur parler », sont en revanche un Ordre des plus anciens ; elles ont succédé en 1 484 aux religieuses du tiers-ordre de Saint-Fran(,'ois que Louis XI avait unies en 1461 aux Béguines fondées par saint Louis. C'est l'ordre le plus austère de Paris, et qui justifie le mieux la charité du Cardinal ; elles vont nu-pieds, ne portent point de linge, ne mangent pas tic viande et se lèvent à minuit ; elles n'ont pas de revenus et ne vivent que d'aumônes. Leur couvent est sous la tlirection des Cordeliers ; l'église est située au fond du long passage auquel donne accès

1. Do Saiiil-Victor, Tableau do Paris, t. I, i' p.irl., p. !)H2.

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