‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 158 sur 464 · G. Fagniez, /,'" /'. Josepli i>l Birhelieu, I. I, p. H:j · texte numérisé non relu

G. Fagniez, /,'" /'. Josepli i>l Birhelieu, I. I, p. H:j

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intérêts des (l<>ii\ maisons ét;iiont cerlaiiu-inonl communs, carlclft juillet, les religieuses de l'une el do laulre sans distinction lui adressaient ensemble une lettre de remerciement pour cette donation tle .'tO.Ofld livres ; il n'est donc pas étonnant ([ue l'ordre lii;ure au Compte sans mention de couvent el t[ue le ilon annuel de IG.'ii) soit un don collectif.

A la fin de l'année 1638. à la veille du jour où s'ouvre l'année île notre Compte, elles viennent d'obtenir la i;arile du dépôt du cieur de leur fondateur, le P. Joseph, et ccsl dans leur éj^lise que Cospeau. l'évèque de Lisieux, a prononcé son oraison funèbre, avec ce cœur à la main '.

Les couvents d'étrangers clôturent la liste ; comme dans la maison de Richelieu, ces étrangers sont tous originaires de la Grande Bretagne.

La persécution religieuse a jeté en France des catholiques de tous rangs et de tous ordres; dès 1613, Richelieu les accueille el les protège - : alTaire de convictions religieuses doublées de l'idée politique.

Le fameux collège d'Arras vient en tète ; sa fondation a suivi celle du collège de Chelsea^ ; ce dernier est établi en 1G09 par Matthieu Sutcliiïe, doyen de l'église d'Exeter, avec la protection de Jacques I", dans le but de créer une pépinière de théologiens ; il faut en elfet à la fois résister à l'envahissement des doctrines des presbytériens, puritains, brownistes et autres novateurs, opposées à l'Eglise nationale basée sur la suprématie royale, et combattre en même temps l'Eglise romaine. C'est pour y répondre que le Docteur Richard Smith, dont le nom reviendra bientôt, va à Rome exposer au pape Paul V la nécessité d'établir en France une maison semblable et obtenir son autorisation . Douai avait d'abord été choisi dans ce but ; le projet n'ayant pas almuti, ce fut à Paris (ju'on l'établit en 1611 dans le collège d'Arras fondé en 1332 par Nicolas, abbé de Saint-Vaast d'Arras, pour des pauvres écoliers de cette ville près de la porte Saint-Victor, au-iiessous du cimetière de Saint-Xicolas du Chardonnet. La communauté ainsi constituée prit le nom de collège d'Arras ; elle fut l'un des fo3'ers d'une lutte ardente de controverse religieuse qui dura longtemps et dans laquelle Richard Smith, le premier directeur du collège se rendit célèbre.

Autour d'elle sont venus gîter peu ii peu d'autres compatriotes, eux aussi exilés volontaires pour leur foi ; el le Cardinal a dû se complaire

i. Le Vassor. l[isl. de Louis XIll. I. IX. -'""■ partie, |i. III.

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