Avenel, Lettres..., t. V, p. ÎJO'J
'i. A la mort de Richelieu, Armand de Maillé devint grand maître de la navigation. Il eut des succès et se signala dans plusieurs combats de mer; il fut tué d'un coup de canou devant Orbitello qu'il assiégeait avec son escadre (14 juin 1648 ; il avait à peine vingt-sept ans.
">. (Chapelain, précepteur-gouverneur des lils du grand prévôt, se piquait de porter l'épée pour faire le gouverneur; il la pendit vite au croc lorsqu'on lui lit la plaisanterie de l'appeler en duel comme second. Tallemant. Hist., l. II, p. 474.
6. M. K. de Villareal. Le /loliUijne Ires-chreslieii i 1041 ', Paris, 1047, p. 288.
7. Piganiol de la Force, Descrifition Je Paris, t. IV, p. 247.
camp de l'armée du roi, lorsque celui-ti fut tué en 1622 d'un coup de fauconneau au siège de Montauban ', et il reçut presque immédiatement après de Louis XIII la lieutenance de sa nouvelle compagnie de mousquetaires ■-.
En parlant de lui, Hiclielieu, il est vrai, l'appelle tantôt le gouverneur, tantôt le précepteur ■* de Brézé ; mais ce doit être une erreur, ou plutôt l'une de ces ironies familières au Cardinal, car il ne pouvait s'y tromper, ayant lui-même choisi comme précepteur pour son neveu, l'abbé d'Aubignac qui reçut plus tard de son élève un legs de 4.000 livres de rente viagère ''.
Aux « Gages et appointemens des officiers ordinaires entretenus en la marine » de l'année 103,'), do La "Vergne est porté pour une somme de i.'iOO livres comme « gentilliomme entretenu près du grand-maître ■'' », mais il est fort douteux qu'il put remplir réellement ces fonctions; c'était plutôt pour le Cardinal, comme nous l'avons vu, un moyen pratique de reconnaître ses services comme gouverneur de son neveu, sans grever le imdget de sa maison, par le don d'un de ces bénéfices dont sa charge lui permettait de disposer.
Au mois de juin 1036, nous le voyons aide de camp dans l'armée du maréchal de ChatîUon, au siège de Saint-Omer ''.
En avril suivant, à l'époeiue critique qui suit la prise de Corbie par les Espagnols, il accompagne son élève que Richelieu envoie guerroyer à Pontoise ; le Cardinal est l)ien aise d'apprendre au roi qu'il n'épargne point sa propre famille, dans une circonstance aussi grave, et il lui écrit de Chaillot : « J'envoie le petit marquis de Brézé à Pontoise avec son gouverneur qui est homme de guerre. Il faut mettre toute pierre en œuvre '. »
Quelques jours après, de La Vergne recevait du Cardinal des instructions spéciales pour sa mission militaire aux environs de cette ville **.
Il continua à rester attaché au marquis de Brézé quand ce dernier reçut le commandement des galères du roi ; Avenel cite de lui une lettre adressée au père du jeune amiral et datée « De la mer vers le Cap S. Vincent,
1. Talleinanl, ilisL, l. Il, p. 8.'i. Ponlis, Mi'nunres, édil. Micliaud, p. 497.