‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 176 sur 464 · Le païsan françoi-f^p · texte numérisé non relu

Le païsan françoi-f^p

5. Ibid., p. 12G à 140. — « Le Paisan François» proposai! un " autre expcdionl pour garantir la noblesse de pauvreté ; à sçavoir, lui permettre le trafiq en gros, non en détail... ", p. 141.

6. Préambule du caliier de ta noblesse en lfi27 (V" d'.Vvoncl, Richelieu el la monarchie absolue, t. II, p. 122).

7. .. L'on demande s'il n'est pas à propos que le roy choisisse de sages gentilshommes pour les faire servir par quartier dans ses conseils parmy plusieurs de Messieurs de robbe longue qui y sont, afûn d'honorer par de sy dignes occupations l'ordre de la noblesse, former leurs esprits aux affaires, el les rendre capables de servir à de plus hauts emplois quand le roy le jugera important au bien de son ser-

|S6 LA MAISON ni' I.ARlilNAL Di; RICIIELIEL"

Cette idée n'eut pas de suite pratique, comme on le voit parla « Déclaration du roy pour le restablissement de tous les Ordres de son royaume, et soulaj^enient de son peuple " du i"' mars 1627 ' ; la restriction, en apparence insignifiante qu'elle comportait, est assez significative : Richelieu connaissait trop bien cette noblesse indisciplinée et ignorante pour lui confier des fonctions auxquelles il la savait inapte par essence: aussi lui reprochera-t-on de réserver « les charges et les gratifications que les gentilshommes pouvaient espérer par leurs services à ceux qui sont dans ses intérêts, dans sa confiance et à sa suite, et qui sont employés pour l'acheminement de ses desseins ~ ».

Ses vues sont autres pour la noblesse, et c'est dans un champ spécial qu'il veut " former son esprit aux afTaires » pour réaliser la seconde partie de son programme de 1626 ; c'est du côté des relations politiques (ju'il veut, en reprenant sur ce point les idées de Sully ^, en utiliser les qualités de décision et d'activité, l'esprit d'initiative, les goûts d'apparat, les sentiments d'honneur et de dignité ; car jusqu'alors les missions diplomatiques sont presque toujours confiées à des hommes de robe, et les hommes de qualité ne sont envoyés comme ambassadeurs extraordinaires que dans les grandes occasions ^. Le Cardinal a exposé ses idées sur ce sujet, une première fois, par sa bouche même, dans sa réponse à un pamphlet :

« La noblesse le chérit, pour l'avoir relevée, et comme tirée de la poussière où elle avait été gisante longtemps, en l'ayant mise en considération vers le Roy, pour les ambassades et négociations où rarement auparavant autres que ceux delà robe y estoient employez ; et toutefois, on voit à présent, que quasi partout on ne se sert que d'eux ; qu'ils

vice. » Propositions qui doivent psire faites delà part du roy à l'assemblée ries notables, fin de 1626. — Avcnel, Lettres..., t. II, p. 32").

1. « Avanlag^er nostre noblesse fie plusieurs fjraces et privilèges pour entrer aux Bénéfices, charges et offices, tant de nostre maison que de la guerre et autres, selon qu'ils s'en rendront capables. Faire instituer gratuitement es exercices propres à leurs conditions, les enfans des pauvres Gentils-hommes, et employer ceux de cet Ordre, tant sur la mer que sur la terre, es compagnies de cheval et de pied, avec bons appointcmens si bien payez et réglez, que la condition en sera désirée de tous, et que chacun cognoistra (|ue l'exécution de ce dessein, est la terreur des ennemis, le secours des pauvres gentilshommes, le bien et le soulagement du Peuple, et le plus honorable employ que nous puissions donner à la valeur et courage de cet Ordi'e. »

2. Tres-humble, Ires-veritable el Ires-imporlante Remonslrance au /?oy,1631, in-4"', p. il.

3. Caillet, De V administration en France sous le ministère du Cardinal de Richelieu,

4. V" d'.Vvenel, liichelieu el la monarchie absolue. I. I, p. 2X8.

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