‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 196 sur 464 · Avenel, Lettres..., t. V, p · texte numérisé non relu

Avenel, Lettres..., t. V, p

4. Vrais et bons advis de François fidèle, lG:il, in-*", \>. lOU. « Bouvard, médecin de Louis .\III, lui lit piendi'o en un an 21i) médecines, et 212 lavemens et le lit saigner 47 fois. " ,.\melût de la lloussaye, Mém. hist., La Haye, 1737, p. 193.) Sous le rapport de la médication, l'on peut constater que le roi ne le cédait point à son ministre.

2Ô8 LA MAISON DV CARDINAI. DE RlCHELlEf

ignorons par suite le chilTre applicable îi la personne seule du Cardinal, mais un renseignement précis nous est donné par le mémoire de Perdreau pour 163o, mémoire personnel à Richelieu et qui est de 1401 livres 14 sols '.

En 1635, en effet, Jean Perdreau - est déjà, comme en 1639, apothicaire domestique de son Eminence, comme le prouve aussi son titre d' << apothicaire ordinaire du grand maître », aux appointements de 200 livres à l'Etat de la marine de 163S ^.

Quoi qu'il en soit, les parties de Perdreau pour 1 639 représentent une très forte part dans le total de 2.816 livres 9 sols des frais de pharmacie, car il y a pour lui seul une somme de 1.287 livres 15 sols ; le reste est aux noms de trois autres personnages, dont deux confrères, Blouyn et TitVonier, et un droguiste, Denizon.

Blouyn, bien que ne figurant que pour des fournitures, et sans être porté à l'Etat des gages, est dit " apothicaire de Son Eminence » ; peutêtre est-il plutôt que le garçon, l'aide de Perdreau qu'il a déjà suppléé quelquefois pendant des absences, désigné par lui et agréé par le Cardinal, ainsi que par Citoys, suivant la règle ^ ; en tout cas, il est son successeur indiqué, il en a la charge en survivance ■', comme on dirait dans la maison royale, et en réalité, il lui succédera bientôt. Trois ans après, en effet, lorsque le Cardinal dicte son testament à Narbonne, c'est Blouyn et non pas Perdreau qu'il nomme après Renaudot pour un legs de 6.000 livres, de même importance que celui de Citoys ; c'est le nom de Blouyn que nous avons rencontré au chapitre des Secrétaires; c'est encore lui sans doute que l'on retrouve à la dernière page de la vie de Richelieu, assis à son chevet, lui donnant ses derniers soins, et recueillant de la bouche du maître ses dernières paroles de remerciement ''.

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