Jal, IHct. crili(/iic
'.i. Saint-Simon, Mrinuirrs, t. \ III, p. 40 et 47.
4. Ibid., l. III, p. 33. — L'exactitude de ce fait révoquée en doute par Jal a été dis-
212 lA. MAISON DU CARDINAL DE BIchELIÉtj
L'autre npothicaire du Compte, TilTonier, est dit seulement « apothicaire à Paris » ; l'absence de toute autre désignation laisse assez vraisemblablement conclure que ses parties ne comprennent que des fournitures.
En résumé, d'après ce qui précède, Perdreau et Blouyn soignent tous deux, à la fois, le Cardinal, en 1639, le premier seul faisant néanmoins encore en titre à cette date, partie de la domesticité officielle de la maison ; c'est à eux seuls que, dans son traditionalisme exempt des nouvelles idées subversives de Liceti ^, Citoys confie l'exécution de ses ordonnancés puisées dans l'arsenal de la pharmacopée du temps, le Dispensatorium medicum de Jean Renou, tout récemment traduit en français et réimprimé -. et qui est en vogue, de préférence au Dispensaire de Nicolas ou de Bauderon ■'. C'est dans ce bouquin vénérable qui résume la thérapeutiijue de la première moitié du xvir' siècle que le médecin du Cardinal s"inspire ; sans avoir à se plonger dans les arcanes profondes de Freitagh ', ou à saider du manuel plus modeste de Gaudin ■', son confrère de Douai, deux ouvrages récents, Citoys n'a que l'embarras du choix, pour rédiger son ordonnance^, entre ces vingt-six formules de « purgatio », le médicament classique, la panacée d'alors, qui sous le nom de « médecine » synthétisera longtemps encore l'art médical. Quelle variété de composition et d'applications, depuis la simple << potio purgatoria » jusqu'à la « purjatio clegans », la médecine des gens de qualité, qui comprend elle-même toute une série de formules pour les cas les plus divers ! 11 y a même la médecine à la fois mondaine et discrète, la « purgatio elegans, nobilis et artificialis ita ut nuUi sit manifestum " », la « purgatio ad melancholiam » pour dissiper les humeurs tristes
Le détail du mémoire de Perdreau nous indiquerait les préférences de Citoys ; il nous manque malheureusement, mais nous avons, pour y
cutée. V. Lnbrun-Dalbanne, Étude sur Pierre Mignard, ia famille, etc. [Société académique d'agriculture, etc. 'le Troyes, 1807, p. 389etsuiv.). \. De Nulura et Arte, Bologne, 10 10.
2. Les (JEuvres pliarmaceutiques ilu S' ./. de lienoii ; — Iioiili</ue jiharmnceulique ou antidotaire, le tout traduit et augmenté d'un tiers, par L. de Serres, Dauphinois, Lyon, 1637-10.38.
3. Guy Patin, Nouveau recueil de lettres choisies, Rottcnhim, lOOii, t. IV, p. 44 et
4. Aurora medicorum Galeno-Chyinicorum seu de recta piirgandi melhodo lit), qualor . Auct. Joan. Freitagio, Francfort, 1030, 1 vol. in-4'> de 6i2 pages.