Medicamenta purgantia, Douai, 1031, in
6. François Pedoue, Le bourgeois poli, 1631. (Vartéi^s hisl. et litt., t. IX, p. 18").)
7. Jean de Renou, Dispensatorium medicum, Francfort. 101,'). Empyrica, p. 53.
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suppléer, la correspondance de rillustre patient, et aussi ([uelqucs trop rares articles du mémoire de l'apothicaire pour l'année lli.'lo ' ; le « bol de casse avec syrop » en forme le fond : un médicament de luxe, puisqu'il est décompté à raison de quatre livres, moins toutefois cependant qu'une <( médecine laxative composée de casse, rhub, syrop de fleurs de peschers et autres », une ordonnance plus complexe, la quintessence de l'art de Citoys, sans doute, qui atteint la somme énorme de six livres.
h'Empi/rica de Jean de Henou n est pas moins riche en formules pour l'autre médicament tout aussi classique dont Hiehelieu disait « que l'effet est aussi utile comme son nom nous semble malhonnête -' », et qui avait valu aux apothicaires du temps un sobriquet populaire', trop réaliste, réservé aux tréteaux de la place Dauphine ; il en donne trente variélés, pour des cas aussi spéciaux que pour le précédent. L'imagination scientifique de Citoys était-elle moins inventive sur cet article ? N'était-ce pas plutôt de la part du Cardinal question d'économie? On serait tenté de le croire, et il est regrettable que de Morgues, si bien renseigné, soit resté au-dessus de ce détail ; toujours est-il que les quatre sols, un prix d'abonnement, qui paraissent revenir uniformément au mémoire de 1633, pour les soixante-quinze médicaments administrés à Richelieu dans cette année, ne pouvaient être que la valeur d'une modeste « decoctio commuais clysteris^ » et non point d'un '< cli/ster elecfans » ou « magistrale'^ ».
Plus haut, nous avons parlé incidemment du corps des « marchands espiciers » uni à celui des apothicaires ; le premier, lui aussi, est représenté au chapitre de la Santé, mais, comme il convient, d'après le texte de ses statuts, pour des fournitures seulement, venant de la boutique de François Denizon, le marchand droguiste : un personnage important dans la corporation, que Denizon avec sa clientèle des hôpitaux '\ et qu'il ne faut pas évaluer d'après le montant de son mémoire bien faible de 92 livres. En 1621, en elTet, il a été élu premier consul des marchands de Paris, à la place de Pierre Duchesnes, marchand espicier comme lui ; le lundi, premier jour de février, il a été présenté à la Cour à l'occasion de son entrée en charge, et a fait avec le Juge et les trois autres Consuls le serment accoutumé ; la façon dont il a rempli son mandat d'une année lui a