De Silhon, Le ministre d'Estat. Paris, 1039, p
Cour OU d'ambassadeurs ou de princes étrangers, de cadeaux k leur faire, de la fa^on dont les ambassadeurs représentent le roi, le Cardinal intervient par des indications détaillées comme toujours, et par des recommandations intéressantes à relever : <i Je croy que le roy fera fort bien de donner ;i disner aux deux nonces, et ensuite à l'Ambassadeur d'Angleterre auqueul il est très a propos qu'il face bonne réception ' », écrit-il une fois.
Pour l'arrivée du duc de Parme, il indique lui-même les préparatifs qu'il juge nécessaires, et donne au secrétaire d'Etat de véritables instructions d'intendant : " C'est à vous de voir si tout est meublé au Louvre et si les pourvoyeurs sont prests... Il faut faire rompre les eschalfaux qu'on a faicts pour le jjallet, qui eniljarassent la salle du Louvre. Je vous prie faire ce qu'il faut pour que la réception du dict duc de Parme aille bien et avec la dignité du roy '-. »
(,)uanil le nuiréchal de Horn vient visiter le roi, c'est k ce dernier cette fois que le Cardinal fait des représentations, mais par le moyen de deux intermédiaires, Chavigni et des Noyers; « il faut représenter k Sa Majesté combien il est important qu'elle face bonne chère à une per.sonne qui doit commander l'armée de Suède en Allemagne, et qui mérite extraordinairement d'elle-même ' » .
Le Prince Casimir sort-il du l)ois de Vincennes, l'expression ironique qui sert k désigner la prison d'Etat, Richelieu s'inquiète de la façon dont il sera « traité par dédommagement : soit qu'il demeure k l'hostel des .\mbassadeurs, soit qu'on le loge k l'hostel de Schomberg. il faut faire les choses honorablement ; s'il demeure à l'hostel des Ambassadeurs, il est besoin de luy faire promptement meubler un appartement, et le traiter par présens, ses ofticiers et ceux de l'ambassadeur estans suffîsans pour le servir ; s'il va k l'hostel de Schomberg, il faudra le traiter par les officiers du roy, ce qui sera un peu plus incommode \ »
Même alors que le prestige du nom roy;d compromis dans l'exil lui olfrirait une revanche trop facile avec l'humiliation de Marie de Médicis, accueillie par les Espagnols, il l'empêche d'être abaissé, et le soutient, contrairement k une légende odieuse qui lui a prêté un calcul indigne de son génie politique. Tout en négociant avec la mère du roi par le S'' de Bonnefous, son aumônier, l'ancien confesseur de M""^ de Combalet, pour