‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 210 sur 464 · L'Intermédiaire, 1909, ii» 1233, p · texte numérisé non relu

L'Intermédiaire, 1909, ii» 1233, p

8. Robert Estienne, Causes amusantes et connues, Berlin (Paris), 1769, p. 66.

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et à nos pères, qui se voit oblij^ée de réclamer en justice le paienieul de son mémoire à uu homme d'Eglise, peu généreux, trop facilement oublieux, après la cure, des services rendus.

A l'Etat des gages qui est, en réalité, létat du personnel de la maison, Citoys seul est porté comme médecin du Cardinal ; un autre de ses confrères, cependant, le sieur Depois, figure au chapitre de la dépense, mais dans des conditions absolument spéciales : il vient le dernier, après les apothicaires, chirurgiens, droguiste, infirmière, voire même après le coutelier, alors qu'on a vu la distance énorme qui, dans la hiérarchie du temps, sépare ces derniers du médecin, et aussi combien sont rigoureusement observées au Compte les règles de la préséance. Depois n'est pas médecin de Son Eminence, sans quoi le titre lui aurait été soigneusement donné ; d'autre part, sa présence au Compte n'est pas occasionnelle ; elle y est bien voulue et prévue, puisque la rubrique même du chapitre suppose plusieurs médecins ; bien qu'il n'y porte aucun titre, il est en réalité « médecin du commun et de l'Académie ' » ; voilà qui explique sa présence avant l'article final réservé aux frais de nourriture des malades de la maison.

Comme Chambers. moins directement que lui, toutefois, Depois a joué un rôle dans la politique de Richelieu avec l'Angleterre; à cette considération, ce personnage mérite quelques développements qui nous fixeront en même temps sur la date probable de son entrée dans la maison du Cardinal.

Dans le contrat de mariage de Henriette de France, la sœur de Louis XIII, avec le prince de Galles, depuis Charles P"^ (1625), il avait été prévu que la jeune princesse aurait une partie de sa maison exclusivement française et composée d'un grand aumônier avec quel([ues religieux, de dames d'honneur et d'un médecin, ce qui fut exécuté -. La tension des rapports entre les cours de France et d'Angleterre entraîna le départ de la plus grande partie de cette maison, y compris le médecin -^ Lorsqu'après la conclusion du traité de paix, de Chàteauneuf fut envoyé en 1630 auprès de Charles I*"'' comme ambassadeur extraordinaire, l'une des instructions que comportait sa mission était, en plus de la tractation « d'un bon règlement de commerce » et d'une alliance en faveur des princes d'.\llemagne, le rétablissement de la maison religieuse de la

1. I>ubuissou-.\ubenay, Journal des (/uerres civiles, Paris, 1883, t. I, p. 122.

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