Avenel, Lettres..., t. Il, p. 96 et 308 ; t. VII, p
3. Leveneur de Tillières, Mémoires (Hippeau), Paris, 1862, p. 88. — Ibid., .\pp. Pièces Juslif., p. 249.
reine, ainsi cjiie d un nit'iU'cin français auprès d'elle '. Il eut satisfaction partielle sur les premiers points, mais sur la question du médecin, il se heurta plusieurs fois à un refus formel de la part de Charles I'""' ; c'est alors qu il iniai;:ina « qu'on pourroil l'establir sous le nom de la l^eyneniere seulement, le Roy luy ayant tousjours tesmoigné de très grands respects pour elle, et pour ce qui luy seroit recommandé de sa part ». Le subterfuge ne réussit point, et Depuis, arrivé à Londres le 10 mai, ne put obtenir de voir la reine alors en couches, malgré la diploniatiede Fontena}'- Mareuil qui avait remplacé de Ghàteauneuf à la cour d'Angleterre. Bien ([ue la reine lui eût témoigné elle-même le désir de recevoir son compatriote, le roi persista dans son refus, se fondant « sur l'artifice dont AL de Chasteauneuf s'estoit servi pour establir un homme dans sa maison contre sa volonté, ce qu'il ne permettroit jamais, bien marry qu'il eust emploie le nom de la Royne sa belle-mere en une chose qu'il sçavoit bien ne pouvoir pas obtenir, luy ayant si souvent dit qu'il ne le vouloit pas, et à tous ceux qui luy en avoienl parlé pour luy ». Et après avoir fait part à Uichelieu de cet échec complet et sans remède, par sa lettre du 2 juin 1G30, Fontenay-Mareuil terminait ainsi : » J'ay cependant retenu ledit s'' Despoix en attendant vos communications et vos ordres -. »
Il y eut sans doute de la part de l'ambassadeur de nouvelles tentatives, mais les jiréventions du roi d'Angleterre restèrent aussi fortes, et la situation ne fut pas modifiée, car au bout de plus de deux mois d'attente, Depois écrivait de Londres au Cardinal la lettre suivante : " Monseigneur,
Cl Si la douleur et l'affliction nous abatent l'esprit jusque au point de nous faire faire des baseses, quelquefois les mesmes passions nous relèvent à nous surmonter nous-mesmes. Dans cette dernière condition je me treuve assés de cœur pour pouvoir oser vous présenter mes très humbles prières que je fais à Votre Grandeur de me vouloir protéger en me faisant commander par le Roy mon retour en France, car le Roy de la Grande Bretagne m'a faict dire qu'il n'a jamais voulu accorder à Monsieur de Ghàteauneuf l'article du médecin. Je treuve ici une très rude négative pour moy, et hors l'employ que l'on m'avoit faict espérer en France. Monsieur le marquis de Fontenay, ambassadeur pour Sa Majesté, n'a pas reçu d'aultres raisons du Hoy ny du Conseil d'Angleterre que la négative pour le médecin. Dans cette contrariété j'endeure comme une perpétuelle victime tousjours mourante et jamais morte. Je perds icy ma