Bev. hist, et nobil. de l'Anjou Doc. inéd.), p
234 LA MAISON DV CARIHNAL DE RICIIEMElî-
installé dans une habitation conligui- au jardin du collège de Saint-Jean de Latran ; Talleniant et Courtin le citent, ce dernier dans une anecdote amusante de la jeunesse de Richelieu '. A TEtat des gages de 1(i26, il n'est toutefois inscrit (jue le second, apri-s un sieur de la Varenne- qui, en ll).'J9, ne fait plus partie de la maison, mais il y est, comme ce dernier, et seul avec lui des quatre valets de chambre, (jualilié du titre de sieur.
Dans le testament du Cardinal, il apparaît aussi le premier, et il est le seul que Richelieu appelle » mon valet de cliambre », peut-être une réminiscence de sa vie de jeune homme; la distinction, en tout cas, est significative, et elle est renforcée par le soin que prenait son maître d'assurer son sort, en le désignant à son petit-neveu et héritier, pour occuper, sous lui, après sa mort, la charge de concierge du Palais-Cardinal.
Tout dévoué à Richelieu, dont il avait la confiance, il avait des occupations qui devaient l'éloigner souvent de la garde-robe ; tantôt il est chargé, et fréquemment, de payements à effectuer, même considérables, et dans des circonstances délicates ■', entre autres, pour les pensions des gens de lettres '* ; on lu voit souvent aussi employé à des alTaires qui concernent spécialement le mobilier de la maison ; au chapitre de la Dépense, nous le trouvons chargé de l'achat de l'ameublement de la chambre de l'hôtel de Richelieu destinée au nouveau confesseur; en 1642, alors (jue le Cardinal faisait négociera Paris, depuis Tarascon, l'achat de la célèbre bibliothèque de M. de Cordes-', il désignait Desbournais, au cas oîi l'affaire aurait aljouti, pour garder les clefs de la galerie où devaient être déposés les livres''; ces détails expliquent qu'il ait été choisi par Richelieu pour être, après lui, concierge de l'hôtel, de même qu'ils nous montrent (jue son service auprès de son maître n'était rien moins que régulier, et qu'il ne l'accompagnait pas toujours dans ses voyages.
\. G. Ilanolaux, Ilisl. rlu Gard, de Richelieu, Paris, 189.3, t. I, p. 78.
Z. Ce sieur de la Varenne, qu'il serait intéressant d'identifier, était sans doute gentilhomme, car le Cardinal, dans une lettre de la Correspondance publiée par Avenel, dont nous avons égaré la cote, fait sans doute allusion à ce personnage en parlant de « son valet de chambre qui est genlilhomnic ". Dans l'Etat dos Dons de IG2G, ligure une dépense de l.liOO livres pour n rcscriplion de cette somme donnée par n M. de la Varenne sur l'abbaye... dont Monseigneur luy a fait don » (Revue liisl. et noh. de l'Anjou, Doc. inéd., p. o).
;i. Avenel, Lettres..., t. 111,'p. 17.i; t. V, p. '.)63. Revue hisl. et noh. de IWnjuu (Doc. inéd.), p. 21.