LA CHA MBRE. — LES VALETS IJE CHAMBRE
Desbournais survécut à son inaitro : nous nv savons s'il occupa après sa mort, le poslc ([ui lui avait ctc loi^uc, mais un panipiilet de la Fronde nous revoie sur lui un détail aulrcmcnl intéressant ; lors(|ue d'Eniery ([uitia la surintendance ', remplacé par de la Meillerave, Ma/.arin empruntait iO.OOO livres à l'ancien valet de chambre de Richelieu; il est assez piquant de voir Desbournais. passé « financier », do\enir, à un moment donné, la Providence du nouveau ministre, tout comme autrelois l'abbé Mulot pour leur ancien maître ; » il aurait mieux valu laisser croire que vous avez douze milions », ne pouvait s'empêcher de dire au Cardinal la duchesse d'Aiguillon, en pensant sans doute à la superbe de son oncle, dédaigneux de pareils expédients -.
Seneschal, le deuxième valet de chambre porté à l'Etat, est déjà en 1626 au service du Cardinal; ce n'est point sur les degrés du palais où se tiennent les valets à louer ', que Le Masle ou le maître d'hôtel est allé le quérir, car il vient de la rue de la Mortellerie ' où il exploitait une boulangerie qu'il tenait de son père. Comment a-t-il abandonné sa boutique et son pétrin pour la garde-robe de Richelieu? Est-il originaire de l'Anjou et du Poitou, et doit-il son poste à une famille amie du Cardinal, issue de l'ime ou l'autre de ces provinces, les de Bourges ou les Bouthillier par exemple, qui habitent non loin de lui, dans la rue des Blancs-Manteaux, et dont il était peut-être le fournisseur, grtàce à cette double circonstance? Est-ce le même Frani,"ois Seneschal, ou l'un de ses parents, qui en 1619, est curateur de la succession du fils aîné du fameux Estienne Pasquier, Théodore Pasquier qui avait épousé en premières noces Geneviève Mangot, sœur de Claude Mangot. garde des sceaux ', une famille poitevine, elle aussi, amie de celle de Richelieu?
De Morgues, auquel nous devons ce détail sur l'origine du valet de chambre ", ne prononçait pas son nom, que le Cardinal lui-même nous