‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 261 sur 464 · de Grouchy, Comptes de maison, etc., p · texte numérisé non relu

de Grouchy, Comptes de maison, etc., p

été renouvelé en 1(i36, et c'est |)robablenient celui qui sert de base à leurs rapports avec la maison en lUHll, l'année du Compte. Est-ce l'un deux, ou un de leurs lils (|ui, vu 1036, avait une aventure qui le i'orçail à chercher asile auprès du prince de Condé ? Richelieu écrivait en effet le 18 septembre à ce dernier pour l'en remercier et n le prier, vu l'innocence du délinquant, de vouloir l'envoyer ici sûrement, afin de le tirer de la peine où le malheur d'autruy l'a mis ' ».

Ce même Pérou, probablement, (jui fournissait à la même époque, la maison du duc de Chevreuse -, était aussi, en 1641, l'un des pourvoyeurs de la maison royale ; il était toutefois, et dans l'une et dans l'autre moins régulièrement payé que chez le Cardinal, car en 1639, il menaçait de prendre le duc par la famine et en juin de cette dernière année, il recourait à l'intervention de Richelieu pour obtenir de la chambre des deniers le remboursement de ses avances trop retardé, u ce qui lui ôtait les moyens de continuer le service de Leurs Majestés ». Richelieu en écrivit à Bouthillier, et les ternies de sa lettre montrent que les réclamations de ce genre étaient chose fréquente ^.

De leur côté, les pourvoyeurs ne se faisaient point faute d'user des mêmes procédés à l'égard de leurs fournisseurs, et les caquetages salés des poissonnières de la place Maubert, récriminant sur cet article, ont fourni à Fancan la trame d'un de ses pamphlets les plus spirituels et les plus curieux au point de vue des moeurs^.

Pérou connut même, lui aussi, le parfum de l'encens des gens de lettres; le Bini du P. Pradines, un cordelier, confesseur de Bautru, lui dédie des thèses, et Bautru. jouant sur son nom, compose l'une de ces dédicaces : « Dïïô Domino satis, Régis à dapibus -'. »

Après la mort de Richelieu, les Pérou ne fournissent pas la maison de Mazarin dont le pourvoyeur est un nommé Cerbe '', mais ils continuèrent à servir le roi ; en 1648, en ell'et, deux pourvoyeurs, Jean Prou l'aîné, celui que nous venons de voir probablement, figure avec Jean Prou le jeune, sur l'Klat général de la maison royale. Un jour, comme sous le règne précédent, il laisse manquer la table des officiers commensaux ; la

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