‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 290 sur 464 · LES ÉCURIES : LA GBANDE ET LA PETITE ÉCURIE. LES CHEVAUX DU CARDINAL · texte numérisé non relu

LES ÉCURIES : LA GBANDE ET LA PETITE ÉCURIE. LES CHEVAUX DU CARDINAL

« MONSEIGNEUR », « IMPUDENT », (( LE POLACRE » ; LES CHEVAUX d'eSPAGNE.

LA remonte DES ÉCURIES ; LES MARCHANDS DE CHEVAUX, LES COURTIERS,

LES VISITEURS : LR COMMANDEUR DE CINQ-MARS ET M. CUPIF. — LES CARROSSES. LES COCHERS, LES VALETS DE PIED.

Comme la maison royale, celle de Richelieu a sa Grande et sa Petite Ecurie. La première comprend les chevaux d'école et les chevaux de guerre, les grands chevaux de luxe, « les coureurs », la seconde, les chevaux de selle ordinaires, avec les carosses, chaises, litières, fourgons et leurs attelages ainsi que les chevaux de bât et les mulets '.

Il n'est pas de maison un peu importante sans bel équipage, chevaux et carrosses, un luxe relativement nouveau, car sous Henri IV, on ne savait encore ce que c'était qu'un cheval d'amble, et le roi seul avait une haquenée ~.

Richelieu, l'ancien et brillant élève de l'Académie de Benjamin, ne tient pas seulement à ses écuries, parce qu'elles sont le complément obligé de son train, par leur côté d'apparat et de faste. Il aime par goût les beaux chevaux comme les beaux meubles ; et il se plaît parfois à faire monter les meilleurs de son Écurie devant les visiteurs de marque qu'il sait capables de les apprécier 3. Déjà, en 1619, lors de son exil à Avignon, il écrivait à son frère pour lui demander une « belle haquenée, mais belle tout à fait, s'il se peut ^ ».

Ses écuries sont connues, comme «remplies de chevaux de grand prix^ », et de Morgues lui-même, en rappelant, dans une pamphlet, au P. Joseph, une mésaventure ridicule dont il a été la victime au siège de Privas, ne

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