Tallemant, Hist., t, III, p
tives de celui de la maison royale, en effet, est de devenir à la mort du roi. propriétaire de tous les chevaux de l'Ecurie et du Haras, des harnais et des meubles ' ; Richelieu ne l'ignore point, et tient à ce qu'après sa mort, son Grand-Ecuyer soit traité comme celui de Louis XllI, voulant, jusque par là, mettre sa maison de pair avec la maison royale - ; mais en faisant ce legs royal, il n'a pas mentionné le titre du titulaire ; au moment où de son lit, à Narbonne, il dicte son testament à Falconis, le 23 mai 1642, il est sous le coup de l'émotion profonde que lui a causée la nouvelle de l'ingratitude et de la trahison de son ancien protégé, Cinq-Mars, le Grand- Ecuyer et favori du roi, qu'il a élevé lui-même à cette charge, et un sentiment d'amertume a retenu sur ses lèvres ce titre abhorré. Pour les tiers, du reste, de Roques est suffisamment désigné par la nature du legs ; il en est autrement de celui qui vient ensuite, le sieur de Fort, simplement qualifié d' « écuyer », et auquel il laisse comme à ses autres serviteurs, le souvenir banal d'une somme assez élevée toutefois, 6.000 livres en espèces.
De Roques, pas plus que de Fort, n'est porté à l'état des gages du Compte de 1639 ; le manuscrit est, il est vrai, précisément incomplet dans la partie de ce chapitre qui se termine par l'énumération des Officiers de la Grande Ecurie ; mais ni l'un ni l'autre nom ne peuvent matériellement se trouver là ; cette lacune correspond, en effet, à l'affectation d'une somme de 225 livres représentant trois appointements de 75 livres chacun ; or, deux d'entre eux s'appliquent nécessairement à deux garçons des pages qui y sont nommés et qui doivent être payés au même taux que Voisin, un autre garçon des pages qui figure plus haut à l'état avec des gages de 75 livres ; le troisième bénéficiaire de la même somme ne peut donc être qu'un domestique de même rang que ces derniers.
En 1639, de Roques est-il déjà dans la maison? La date de l'acte notarié, qui nous le montre nourri à la table des Officiers de la Grande Ecurie ^, nous fixerait de suite ; si ce renseignement donnait une réponse affirmative, l'on ne peut guère s'expliquer que ce soit là sa seule rémuné-