‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 310 sur 464 · Segraisiana, p · texte numérisé non relu

Segraisiana, p

8. Il Un coup de fouet, blessant le corps, guérit l'esprit. • l^. 1*. L. M.. La ciiùlité nouvelle, Bâle, 1671, p. 19S. — Duchesse de Liancourt, W'rjlpincnl dnnnr [lar une dame de haute qualité à sa petite-fille, Paris, 1698, p. 100. D'après l'auteur .. le fouet est principalement nécessaire aux enl'ans depuis l'âge de trois ans ou environ... ». — Notons comme contribution à l'historique de la question, l'opinion d'un manuel complet de pédagogie bien curieux para un siècle plus tard, où le « châtiment du fouet, ayant quelque chose d'indécent, de bas et de servile » est fortement réprouvé. {Méthode familière pour les petites écoles. . . iinp. par ordre de M</r l' F.rérjne comte de Tmil. :i l'usaije de son diocèse, Toul, 1748, p. 101.)

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([ue cela ; ce que je reconnois par expérience in avoir prolité, car étant de son âge, jai été fort fouetté ' ».

De Brèves, le premier g'ouverneur du duc d Orléans, porte toujours un paquet de verges attaché à sa ceinture -' et le Prince de Condé fait cruellement fouetter un jour devant lui son jeune tils, le futur duc d'Engliien ; il est vrai que l'enfant avait crevé et arraché les yeux à un moineau-'.

Les punitions n'étaient pas toujours aussi bien méritées, témoin le page de la maréchale de la Force qu'elle envoie coup sur coup deux ou trois fois au jardin pour vérifier l'heure à un cadran ; comme celle cpi il rapportait ne s'accordait pas à sa montre, elle lui soutenait (|u'il avait mal regardé. « Madame, quelle heure vous plaist-il qu'il soit », finit par répondre le jeune homme impatienté, ce qui lui vaut les et rivières '^

L'archevêque de Bordeaux, fort malade, et du chagrin (ju'il avait de mourir, fait fouetter le jour de la Pentecôte un grand page qui, le vovant endormi, s'en était allé à vêpres ; il faut aussi constater que celte fois Tallemantqui rapporte le trait s'en indigne ■'.

La maison de Richelieu comprend en I(J39 deux catégories de pages correspondant à la Grande et à la Petite Ecurie, tout comme la maison royale ; celle-ci a en plus, il est vrai, les pages de la Chambre dont le service plus spécialement personnel auprès du roi, analogue à celui des gentilshommes de la Chambre, leur vaut certaines prérogatives particulières.

Leur nombre varie au cours de l'année de Ifi à 20 pour les premiers, de il il 13 pour les autres ''.

Ainsi que l'indique le Compte, les pages de la Grande Ecurie, seuls, ont un gouverneur et des maîtres, et jouissent avec eux du privilège d'avoir une table spéciale; ils constituent l'Académie, dans laquelle prendront place leurs jeunes camarades de la Petite Ecurie, lorsqu'ils auront l'âge requis pour les exercices" ; par opposition, le groupement de ces derniers s'appelle le « collège », bien qu'ils aient réellement le titre de jiages, comme le " petit Goursan » qui s'y trouve en 163!), et les

i. Iléi'oard, Journal, Paris, 1868, Eud. Soiilié et Ed. de Hailhélémy, Introd., p. 5.

2. Algay de Marlii^aac, Mi'-in. de feu M. If duc d'Orh'-ann, .Vmsterdam, 1085, p. 42b.

.3. P. Lenet, Mémoires, édit. Michaiid. [). t25.

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