‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 314 sur 464 · Poiitis, Mémoires, Édit. Michaud, p · texte numérisé non relu

Poiitis, Mémoires, Édit. Michaud, p

8. [{elation du sièr/e el secours île l'Iste de lié, Paris, 1028, [). K)9.

;^3i LA MAISON or CAKtiINAr. DE RICHELIEU

SOUS des dég'uisements que facilite leur jeunesse, un iVoc de moine mendiant gagnant à pied les Flandres avec son obédience, sa corde à nœuds, et son rosaire pour tout bagage ', ou les haillons et les béquilles dun g'ueux vivant d'aumône à la porte dun liùtel ■'. Les deux anecdotes sont vraisemblables, et le Cardinal n'était pas seul à employer ces ruses ; témoin le page déguisé, envoyé à Metz par Piccolomini, et qui restait huit jours chez un bourgeois de cette ville pour se renseigner sur les forces ennemis qui défendaient la place '.

Il n'était même pas jusqu'à leur jeunesse et leur air de candeur dont Hichelieu ne sut tirer parti; en 1630, aux opérations qui précédèrent le siège de Pignerol, il a presque toujours avec lui un tout jeune page, du collège certainement, enfant fort joli qui folâtre et se divertit avec les uns et avec les autres, l'oreille aux aguets, se mêlant partout, accueilli par tous sans défiance, (jui lui rapporte tout ce qu'il entend. << 11 fourbait ainsi tout le monde », conclut amèrement dePonlis, " d'autant plus sûrement qu'il le foisoit plus innocemmenten apparence, couvrant sa malice sous le voile de la simjilicité ordinaire de cet âge. Quoiqu il fût encore fort petit, il s'actjuittuit lia])ilenient de ce ministère, et se m(intrt)it en cela grand disciple d'un si grand maître ' ».

L'éducation des pages qui a ('lé déjà l'objet de la sollicitude de Charles IX, comme on le verra plus loin, affecte autant de régimes qu'il est de maisons à en avoir ; mais ce n'est que par exception, dans celles des Princes du sang ou très rares grands seigneurs et jiien réglées, qu'elle est complète comme à la Cour, ou dans les Académies de Paris dont la plus fameuse est celle de Benjamin. Celle du Cardinal, isolée en quelque sorte du reste de la maison, comporte l'organisation parfaite que le maître apporte à toutes les choses de la vie pratique '. Ses idées sur l'éducation

I. S;iii(lias de Coiirlilz, Mrmuin'x ilc M. /<• ('.'iiiilr île Itarliofoii. PaïU. 171(1, [Kj-i.

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.i. Aubery, .U.w/ioi/vs, l. IV, y. l'.i'.i.

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