Parmi les premiers se classent les suivants
Copie d'une lettre envoyée de Paris à Londres, en date du I" septembre courant louchant la fièvre et resveries du Cardinal île Richelieu. S. .V. Paris, l''"' septembre 1636, 8 p.
Le Gouvernement présent ou Eloge de son Eniinence, satyre ou la miliade (1636 d'après C. Leber, De l'état réel de la presse, etc.. p. 44). — Réimp. dans les Variétés hist. etlitt.. t. IX. p. 5. V. note.
L'Impiété sanglante du Cardinal de Richelieu, alias La Translation des reliques de saint Fiacre, etc., pai'u sous la rubrique d'Envers (Leber, De l'étal réel, etc., p. 100;. Réimp. dans les Variétés hist. et litt., t. VII, p. 231.
Les I. Pièces curieuses en suite de celles de Saint-Germain » réimprimées à .\nvers on 1644, à la suite des " Diverses pièces pour la défense de la Roi/ne-mère... par Mathieu de Morgues » sons la rubrique : Tome II sont au nombre de 32 ; entre elles figure la .( Response au libelle intitulé Ires-humble, etc. » (p. .53) venant du coté de Richelieu et les « Reparties sur la response, etc.. » ^p. 141) ; cette dernière est sans conteste de Mathieu de Morgues. M. Claude Perroud lui eu attribue également d'autres du même recueil, notamment « La conversation de maistre Guillaume avec Madame la Princesse de Conty » et a le Catholicon français » ; mais ce n'est pas sans restriction,
Son pamphlet est, en effet, à la fois documenté et méthodique, même dans sa fougue ; il ne frappe pas seulement Richelieu dans son nom, dans son orgueil et dans sa vanité, dans ses faiblesses, dans ses goûts, dans tout ce qu'il a de plus intime, depuis les Pays-Bas dont il occupe les presses ; dans chacun de ses écrits, il y a bien quelques traits qui portent de ces côtés, et c'est ce qui nous vaut des renseignements précieux : mais ce n'est point là leur véritable but. La tactique de Saint-Germain est tout autre que de blesser seulement son adversaire, et elle a un caractère plus élevé. Le pamphlétaire connaît, en effet, le roi aussi bien que son ministre ; il est au courant de son esprit d'économie, un legs de son père, choqué d'instinct par le luxe et le faste de ceux qui l'entourent, comme par une insulte à la majesté royale ; au courant de son faible pour les choses militaires qu'il a flatté naguères dans son dernier factum, sous l'inspiration et d'après les indications du Cardinal lui-même ; au courant de son dépit de voir s'affirmer en face de lui une autorité qui l'éclipsé par les signes extérieurs de la puissance, et qui lui rappelle la période inoubliée des humiliations du maréchal d'Ancre ; il a pénétré ce caractère renfermé que nous avons vu décrit par Richelieu lui-même, et qui le porte à « entrer en ombrage avec ses propres créatures ' ».
11 n'ignore rien par suite des antipathies secrètes qui existent entre Louis XIII et Richelieu ; il sait comment les attiser, pour amener entre
car il ne dissimule pas combien leur tour d'esprit et leur style est différent de ceux qui sont habituels à de Moi'gues. Nous nous rallions plus volontiers aux réserves ; les pièces de l'aumonier ont un air de famille par la cadence de la période, les citations, et la mesure qui sentent le prédicateur et surtout par leur méthode rigoureuse même dans les passages les plus fougueux, qui manquent dans ceux-ci, plus alertes au contraire, et aux traits parfois un peu libres. [Convers. de M" Guillaume avec la princesse de Conty, p. 17. — Pièces curieuses en suite de celles du sieur de Saint-Germain... Anvers, 1644.)
11 est un autre argument qui nous semble sans réplique, et dont nous dirons un mot plus loin ; le Cardinal a fait répondre seulement aux pamphlets de la première série, signés par de Morgues, bien que les autres aient paru concurremment avec ceux-ci.
Citons entre les pamphlets purement ou plutôt principalement politiques :
La voix gémissante du peuple chrestien et catholique accablé sous le faix des désastres et linséres des guerres de ce temps, adressée au Roy tres-chrestien par un françois désintéressé, à Paris (Anvers), 1640.
L'Académie de Louvain à nions'' le Cardinal de Richelieu.
La Leçon de Louvain aux français, en vers...
Nous croyons inédits ces deux derniers de même date que la Voix gémissante et dont nous possédons une copie ms. du temps.