Avenel, Lettres..., t. III, p
MATHIEU DE MORfilES 41
eux une rupture et la disgrâce irrémédiable du second ; voilà le but véritable de ses pamphlets.
\on seulement, il sépare complètement la personnalité du roi de celle de son ministre, à l'inverse de ces pamphlets latins de 162G qu'il a réfutés et qui sont aussi injurieux pour l'un que pour l'autre ' (Richelieu n'a pas manqué de faire ressortir cette solidarité), mais il a ofrand soin de ne laisser rien échapper qui puisse blesser Louis XIII dans ses sentiments ; sachant combien le roi est respectueux de tout ce qui touche à la religion, il se garde soigneusement de toucher au caractère sacré du Cardinal, et il n'omet jamais de dégager la personnalité de son ennemi de sa dignité ecclésiastique -, en lui reprochant même le peu de solidité de ses croyances religieuses, et sa mansuétude exagérée pour les protestants de l'intérieur ■'.
La discrétion qu'il apporte dans certaines allusions très voilées au chapitre délicat des amours du Cardinal ^, a peut-être la même cause ;