‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 337 sur 464 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

G. Ibid., p. 253 et 234.

il mourait cette même année « de maladie, au Temple >> chez son oncle le Grand-Prieur ; son autre oncle l'abbé, celui qui lavait élevé et quil alFectionnait. fut vivement alTecté de sa mort et en écrivit à son seul neveu survi\ant, une lettre reproduite par ce dernier dans ses Mémoires : « Dieu le veuille mettre en repos, dit-il, et avoir à gré les soulTrances qu'il a eues dans ce monde auquel ses joyes n'ont pas esté grandes '. » Cette phrase rapprochée de ce que dit son frère de sa constitution physique, laisse supposer quil avait quelque inlirinité douloureuse, à moins que ce ne soit une allusion aux souffrances morales que lui causait « sa taille un peu gastée » dans ce milieu d'adolesc>:'nts bien découplés, à l'exubérance égoïste.

Le nom de Grénionville se rattaque à l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire de Richelieu : son grand-père, président au parlement de Normandie, a enregistré, en 1(127. les Lettres patentes de la charge de Surintendant de la navigation et du commerce en faveur du Cardinal qui l'en a remercié -. Son père, Nicolas Bretel, seigneur de Grémonville, nommé conseiller d'Etat en 1632, est " l'un des bons et particuliers amis de Chavigny » et l'un des auxiliaires les plus utiles du Cardinal : d'abord intendant en Champagne, il est devenu, en effet, « l'intendant de la justice et police de l'armée du roi •' » après avoir été intendant des finances' de l'armée du Nortl. deux titres qui lui sont donnés concurremment ; il joue un rôle considérable dans les opérations militaires où ses fonctions sont de la plus haute importance, avec le paiement des monstres, les difficultés du ravitaillement et la nécessité d'une discipline jusque-là inconnue, ^'oilà bien des motifs pour que le nom de Grénionville se retrouve dans la maison de Richelieu.

Testu, un autre des pages sortants, est le nom du maître d'hôtel ordinaire de la maison du roi, chevalier du guet de la ville, que tout Paris a vu cavalcader au front de toutes les troupes, faisant la charge de sergent de bataille, lors de « l'entrée triomphante du roy à Paris en 1628 après la prise de La Rochelle ». Mais ce ne peut être le fils de ce Testu, au cas qu'il en eût un, ce que nous ignorons ; il n'y aurait pour lui que la Chambre ou les Ecuries du roi, avec la situation de son père.

Plus vraisemblablement, notre page est le neveu de l'évèque d".\uxerre , le maître de chambre du Cardinal, Pierre de Broc, auquel il a été confié

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