‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 35 sur 464 · X\eae\. Lettres..., t. V, p · texte numérisé non relu

X\eae\. Lettres..., t. V, p

2. Tres-hunible, Ires-verilaLle et Ires-iniportnnie Remoitstraiice an Boy (1031), iii-t", p. 24.

3. La vérité défendue, 163o, p. 10. (Recueil de pièces pour la défense de la roijnemère... Anvers, 1643.)

4. Il faut noter, sur ce terrain, le ton d'insinuation du jjaniphlétaire qui contraste avec la brutalité de ses accusations dans les autres sujets, et aussi avec les précisions plus que suspectes de Tallemant. [Hist., l. I. p. 243.)

« ... Si nous la voulions entreprendre (la recherche de sa vie piivée) nous dirions que ce ne sont pas des femmes impudiques, mois des plus vertueuses qui se plaignent des attentats et violences que vous avez voulu faire sur leur honneur; vous sçavcz aussi qu'on vous a soupçonné de plus grands crimes en ce genre de péchés, i. [Oiarilable Remonstrance de Caton Chrestien, 163), in-4°, p. 187.)

« ... Quand toutes ces choses ne vous osteroient point la tranquillité de l'esprit, la pouvez-vous conserver estant tourmenté par les quatre bourreaux de la vie qui sont l'ambition, l'avarice, la vengeance, •< auxquelles on dict que depuis peu vous avez adjousté l'amour »? \Ihid., p. 190.)

11 ... Je ne parleray point de vos amours, qui nous font croire que vous estes entre les mains de vostre dernier maistre, et espérer que celuy-là délivrera la France et tous les gens de bien que vous persécutez... )i [Ibid., p. 191-192.)

L'allusion ne fut pas relevée par le Cardinal, et il est à remarquer que dans la polémique qui suivit, point par point, de Morgues ne revint jamais là-dessus.

La même année, cependant, un autre pamphlet rapportait en ces termes, mis dans la bouche de Richelieu, l'anecdote de Marion de Lorme à laquelle la médisance de Tallemant a donné une créance populaire :

« ... Ne vous tourmentez point de mes affaires, croyez que la fortune ne se mocquera pas de moy, comme fit la Dame du Quay de la Tournelle, laquelle sans avoir esgard à ma dignité Episcopale, après m'avoir fait danser avec un habit de satin verd, un chappeau et une plume de mesme couleur, me refusa la courtoisie qu'elle m'avoit fait espérer... » (Responce du Cardinal de Richelieu au Cardinal de Lyon. A Paris ce

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elle contraste, en tout cas, avec la violence furieuse dont il fait preuve, lorsquil touche k dautres sujets.

En réalité, de Morgues écrit pour le roi ; c'est à lui qu'il s'adresse quand il appuie sur les prétentions nobiliaires de Richelieu, sur ses richesses considérables si rapidement acquises, sur les précautions qu il lui reproclie de prendre en vue d'un retour possible de la Fortune, sur sa magnificence et ses dépenses exagérées mises en regard de la misère du peuple, et des lourdes charges de la guerre dues à son amijition, sur son luxe et le faste de son train injurieux pour le roi, sur la puissance de sa maison militaire.

En même temps que des pamphlets contre le Cardinal, ses libelles sont en effet des panégyriques du roi ; il le loue tout en le plaignant ' ; avant de parler de l'avarice de Richelieu, il aura grand soin de féliciter Sa Majesté d'être « par la grâce de Dieu très bonne mesnagère - » ; quelquefois, il est vrai, il sera blessant pour Louis Xlll par ses apitoiements indiscrets, et il produira l'ell'et inverse de celui qu'il cherche. En est-il prévenu secrètement par un de ses nombreux amis de Paris ? Le fait est qu'il supprime le mot malencontreux et trop sincère, échappé à sa plume dans l'ardeur de la polémique, et le corrige dans l'édition postérieure de l'un de ces nombreux factums qui ont un retentissement immense à la cour ■* .

1''' aoust 1631 [Pièces curieuses en suite de celles du sieur de Saint-Gerutuin , .Vnvers, 1644, p. 39].)

Voilà qui semble encore conlribuei' à absoudre <le Morgues de la paternité des libelles imprimés à la suite des siens, après la mort du Cardinal.

Il convient de signaler ici comme Tune des pièces les plus importantes du procès des amours du Cardinal et de la duchesse d'.Viguillon, les réflexions de l'auteur des Mémoires de M'' le (Jointe de RochefurI (La Haye, 1700, p. 29 et 39) qui semble bien donner la note vraie, en faveur de la négative ; on verra plus loin par quelques détails l'intérêt que présente cette source au point de vue de la vérité historique, intérêt quia été relevé par M. Monmerqué. Nous ne pouvons mieux terminer cette remarque que par le résumé du déliât (ja'a fait M. Fagniez et qui le dot sans appel : « Nous ne parlerons pas des mœurs de Richelieu, parce qu'on n'en sait rien que ce que la médisance en a dit, et qu'une certaine histoire, trop jalouse des succès du roman, en a répété après elle. 11 serait aussi calomnieux de lui en attribuer de mauvaises que na'if de se porter garant de leur pureté absolue. En cette matière, plus qu'en toute autre, c'est aux accusateurs qu'incombe la preuve. » \Le P. Joseph el liiclielieu, Paris, 1894, t. II, p. 51.)

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