‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 355 sur 464 · ubery, Hist. du cardinal de lîichelieu, p · texte numérisé non relu

ubery, Hist. du cardinal de lîichelieu, p

4. Marius Topin, Louis XIII et tiichelieu (29 avriH634), p. 184.

!). L'on trouve on l(i2i un " Cavoy » gcnlilliOMimc du Duc; il fut tué cette année à la prise (lo Marguerites en Laiif^uefloc « généralement regretté de tout le monde et particulièrement de son chef qui l'av.iit en grande estime » (^Ilisl. do Henri IL dernier duc de Montmorency, p. 112).

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lui a consacré une de ses historiettes les plus lincs ', sans n'en dire ([ue du bien, ce qui est rare chez lui, et il Ml de ce ménage uni une peinture spirituellement émouvante qui repose un peu de sa litanie trop monotone de scandale.

Restée sans patron depuis la niorl du duc de Montmorency -, Tépée de Cavovs, une tine lame, lui ouvrait, après le c(i>ur de sa femme, les portes de la maison du Cardinal. Un jour, le marquis des Portes, un oncle de M. de Montmorency, est appelé par Bouteville: celui-ci a pris pour second son meilleur ami, le commandeur de \'alençay, depuis cardinal, qui tient chez lui le liant bout de la lalile, dans cette salle basse qui est « l'Ecole des Duels et le conseil de guerre des Duellistes ». Le marquis des Portes arrive au lieu du coml)at avec Cavoys qu'il a pris pour second, et qui est destiné à Valençay : la présentation est ironique!" Monsieur le chevalier, je vous amène ici le meilleur écolier de du Perche, ainsi vous allez trouver chaussure à votre pied. » La partie s'engage, d'abord à l'avantage de Cavoys tort adroit : il iîlesse le chevalier de deux petits coups : ■< Monsieur le chevalier, en avez-vous assez ? — ■ Un peu de patience, ne voltigez point tant ». riposte son adversaire en lui portant un coup qui le perce de part en part : .. Mon cher ami, ce coup ne vient pas de du Perche, mais vous avouerez qu'il est bon. » Cavoys pensait mourir de sa blessure, mais il y gagnait un ami. Quelques années plus tard, le Cardinal cherclie un jjrave pour le mettre à la tète de sa Compagnie de Mousquetaires et le demande k A'alençay : « Monseigneur, il est tout trouvé ; prenez Cavois et je vous réponds sur mon honneur que Votre Eminence en sera très bien servie. » Le Cardinal prenait Cavoys sans balancer, et ce l'ut par où commença la fortune de ce pauvre gentilhomme ^.

Sa nouvelle charge ne l'empêcha point d'être mêlé à d'autres affaires, mais malgré ses indulgences secrètes pour le duel \ le Cardinal tenait trop à son capitaine des gardes, pour risquer, de gaieté de cœur, de se le voir enlever dans une de ces rencontres encore assez fréquentes au mépris de l'exemple du châtiment de Bouteville ■, et le faisait surveiller. En 1638, l'année qui précède celle qui nous occupe, le baron de Veillac, capitaine dans le régiment de Bussy, venait à Uuel, suivi de Rigny, son second,

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