Ihid.. I. V, p. 267, 269 et 270(1'"- et 2octobre
11. //</./., I. V, p. 9:):;, 3o6, 357 ( 22,23,24 novembre 1635).
(juy et Isolini mécontents du service de rEmj^ereur '. De Mayolla n'était pas aussi bon diplomate que bon ca))itaine ; il échoua et fut remplacé par le sieiu- Bréard qui avait déjh entamé les nég-ociations.
L'année suivante, il est envoyé auprès du duc dllalluin « pour agir et faire au nom de Sa Majesté les choses qu'il jui^era importantes au bien de son service » ; cette fois il était choisi par le roi lui-même et envoyé en son nom -.
Il en revint avec un rapport élogieux sur l'archevêque de Bordeaux, ce qui valut à ce dernier des lettres de félicitations du roi -^ et du Cardinal ^ ; on voit, par ce détail, joint au précédent, que Richelieu aimait à mettre en relief les olhciers de sa Garde, à les faire valoir et à rehausser leur autorité.
Nulle part, l'ingéniosité avec laquelle le Cardinal surmontait les difRcultés sans nombre que présentait l'emploi de ses oiriciers personnels dans ces missions délicates, n'apparait mieux que lors du voyage commandé de Mayolla à Nancy au mois de novembre 163o. Trois personnes doivent être prévenues de cette mission par le Cardinal, le secrétaire d'Etat à la guerre, le roi et le gouverneur de Nancy : le premier, Servien, est une créature et un ami; avec lui, la dissimulation n'est pas nécessaire, et il est mis au courant, sans ambages, du véritable but du voyage de Mayolla, l'inspection des armées ■' ; dans la lettre d'avis au roi ^, Richelieu s'efface discrètement: » on fait partir Maj'oUa... » ; non seulement ce dernier est désigné par son nom seul, sans son titre, mais le voyage est présenté comme répondant à des préoccupations du roi, sans autre but que d'exciter- le zèle des généraux en respectant leur autorité, et sans toucher à leur initiative.
Avec le gouverneur, M. de Barrault, le ton est tout autre ; il a un caractère tranchant de personnalité encore mieux accusé par la façon de présenter Mayolla. « qui est au Cardinal » ", et par la menace qui perce