Avenel, Lettres..., t. V, p. 9'.V.'> (22 novembre
6. « Du 23 novembre 1933. Au roi. — On fait partir Mayola en diligence pour aller donner ordre aux désordres de garnison de Nancy, faire faire les recrues des régimens qui sont dedans et y en mettre encore un autre. \'. M. a grand raison de dire qu'elle craint que si l'armée se radvance de nouveau, qu'elle ne se déface. Mayola porte ordre, en cette considération, h MM. les généraux de faire ce qu'ils estimeront plus à propos pour votre service, sans leur prescrire aucune chose. » (Avenel, Lellren..., t. V, ]). ;i:i6.)
7. 11 Du 24 novembre 163'>. Monsieur, ./'envoie Icsieur de Mayollas, (jui esl A mni..,n [Ibid., p. .?o7).
396 LA MAISON m; cardinal ot: riciilliku
(1 un bout à l'autre de la lettre, pour le cas où la mission du lieutenant ne donnerait pas le résultat désiré.
Les officiers tlu roi ne se trompaient pas sur le véritable caractère des missions des olliciers des Gardes, qui n'étaient jamais en apparence que des transmisrions d'ordres ou des transports de fonds, à moins que le roi n V prêtât son nom ; ils devaient mal dissimuler leur antipathie pour ces ag'ents du Cardinal, fiei's de leurs prérogatives et il devait en résulter des chocs comme ceux qui se produisaient entre les soldats ; Puységur, dans son récit du siège de Ilesdin où il se trouvait, mentionne avec un dédain significatif la mort « d'un nom riir MayoWa, enseigne des gardes du Cardinal, tué en allant à la mine pour inspecter les travaux '. »
(^omme on le voit, les missions confiées par le Cardinal étaient souvent périlleuses; il fut vivement all'ecté de cette mort : <> si on pouvait le racheter », écrivit-il le même jour d'Abbeville au grand-maître, « je ferais voir ce (pie je l'estimais et ce qu'il valait - ».
La douleur de Richelieu était sincère, car il perdait avec lui un de ces auxiliaires qui par leur dévouement, leur fidélité et leur valeur technique, lui étaient doublement précieux, autant que pour le défendre, pour le tenir au courant de 1 état des troupes et des opérations militaires, en même temps que pour maintenir dans l'ordre, par leur présence seule, les généraux qui se sentaient, devant eux, sous l'ii'il du maître.
Pendant ([ue Hichelieu envoyait d'un côté à la mort aux travaux de Ilesdin son lieutenant des Gardes, il dépêchait à l'est son enseigne de Manse, dans les murs de Mouzon assiégé par l'iecoloniini ; un Exlraordlnairc de la (luze/fe citait l'officier pour sa conduite ', el le maréchal de Chàtillon faisait à des Noyers l'éloge de son courage et de son adresse '. Après la levée du siège, de Manse venait reprendre ses fonctions auprès du Cardinal, celte fois comme lieutenant ', et restait à ses côtés jusqu'à la fin de I ()•}'.), comme le prouve le Compte. En ICiO, il l'tait envoyé à nouveau au dehors aux (piarliers du maréchal de Schomijeig << pour voir ce qui se passe à Leucale '■ »: c'est là qu'il avait acconqili son premier fait d'armes, en 1637, à la i):ilaill(' de ce nom, lu'i il s'i'tait trouvé avec son fière le comte de Hioule ; son nom a\ ait aussi (i(''jà paru celle année-là dans la Gazelle du !l ocliibre à