‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 37 sur 464 · De La Porte, .Mémoires, Genève, 1730, p · texte numérisé non relu

De La Porte, .Mémoires, Genève, 1730, p

3. Il est assez pi([unnt de voir Richelieu flétrir Tanonymat des libcilcs dans celui qui parut pour sa défense, et sous son inspiration évidente, tout au début de son second ministère : Responce A la Voix publique envoyée de la cour. I(î2i, p. 7 et suiv.

pour arriver sous cette forme détournée au roi qu'il sent, aussi bien que son ennemi, assister à ce tournoi et en suivre les péripéties.

Ce côté intéressant de cette polémique est accusé par des signes extérieurs tout matériels qu'il est curieux de constater : à l'inverse de ce cpii semble logique, les pamphlets sortis des officines des Pays-Bas affectent l'allure de documents officiels, émanés au grand jour du pouvoir; ils donnent l'impression de la force régulière et normale, de la puissance indiscutée et tranquille, par leur papier de grand format épais et solide, leurs grandes marges faisant encore mieux ressortir une impression bien nette en gros caractères presque neufs, leur justification savante et une correction qui ne surprennent plus lorsque l'on apei\oit la grande marque des Plantin, magistralement étalée au verso d'une pièce de vers italienne, à la louange de la reine-mère, sortie des mêmes presses '.

Ce sont, au contraire, les répliques émanant du Cardinal qui ont Tair de pamphlets « imprimés dans une cave de Paris » comme ceux que de Morgues désavoue fièrement; pamphlets « déguisés », car leur papier chandelle mince, trop uniforme comme teinte et comme épaisseur, la justification trop régulière, la composition trop soignée pour avoir été hâtive, les caractères trop nets, contrastent trop avec le titre mal présenté, sans nom de lieu, d'auteur et d'imprimeur -, l'incorrection voulue dans l'orthographe de quelques noms propres, pour ne pas révéler le subterfuge -^ ; à ces petits « livrets d'un sol ou de dix-huict deniers, destinés seulement à empoisonner à petits frais le petit peuple ^», que « crient les colporteurs de Paris, et que Richelieu fait disperser avec tant de soin ■' » et avec le « déguisement requis '■ » l'on sent bien le parti pris de donner

1. Rime di Geroniinn Mariant in Iode delln cfistianissima lieina Maria de Medici inadre di tre polenlissiini Régi, in-4°, s. 1. ii. il. Imprimalnr Zegerus van Ilontsum (laiiouicus et Pœnitonliarius Antverpieiisis.)

2. La II Défense du roij et de ses ministres... par le sieur des Monla(/nes » avait, il csl vrai, paru :i Paris, chez Richer, sous la date de 16.Î1, avec privilège du roy, daté du 18 juillet de celle année ; mais il faut remarquer que ce libelle, le seul peut-être édité dans ces conditions, est antérieur au premier pamphlet de Mathieu de Morgues : i< Tres-humble, Ires-veritahle et très-importante remonstrance au roij ». L'exemplaire que nous possédons et qui a appartenu au Couvent des Pères Minimes de Paris, d'une impression grossière et en gros caractères, porte des corrections à la plume qui témoignent de l'importance attribuée par son auteur à ce factum.

3. Response au libelle intitulé Tres-humhle, tres-veritable et Ires-importante Remonstrance au Rnij. ?.. 1., 1032, in-12, 143 pp. (Edit. orig.) Bibl. nat, Lb^"'» 2827 -A.

4. Charilable Remonstrance de Caton chreslien, 1631, in-4", p. 87.

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