‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 371 sur 464 · voiip1, Lettres..., l. VI, p. iOO (28 juin 10:W · texte numérisé non relu

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LA MAISON Mn-ITAIUk 397

roccasion de cette mêlée où. coiiunc l'écrivait l'archevêque de Bordeaux, " il avait fait tout ce qu un soldat ilctcrniiiiê et uu sage capitaine peut, ayant été en pourpoint à cheval avec 1 inl'anlerie gagner les retranchements, et à toutes les charges qua faites la cavalerie ' ».

Ainsi ([ue nous l'avons vu, de Manse ne remplaça point de la Iloudinière comme capitaine, et il restait lieutenant sous les ordres de M. de Bar jusqu'à la mort du C?irdinal.

Richelieu confiait aussi des missions aux officiers inférieurs de ses Gardes. Le sieur de la Prugne, son maréchal des logis, en avait reçu plusieurs ; la plus intéressante certainement, était celle qui l'envoyait en KJiO aux armées des maréchaux de Chaulnes. de (^hàlilion et de la Meilleraye : le motif apparent était de « surveiller (pielqiies cantims des travaux - >■ ; en réalité, c'était une tournée d'inspection des (juartiers, et de la Prugne trouvait vite un prétexte dans la recherche de quelqvies déserteurs signalés par lui, pour se faire accréditer par le roi ' auprès de ces généraux et avoir ainsi dans leurs camps sa liberté de mouvements.

A deux reprises déjà, en 1G3T, il était allé à 1 armée du Cardinal de la Valette, la première fois pour lui [)réler son concours '. sans doute celui de ses connaissances en génie militaire, 1 autre fois pour commander une escorte de » six gardes de son Eminence » convoyant un envoi de 80.000 livres destiné à des travaux •'.

Les missions confiées aux simples gardes étaient moins importantes, mais elles témoignent de la confiance que le Cardinal avait en eux ; ce sont tantôt des dépèches à porter'', « le paquet», suivant l'expression consacrée ; tantôt des instructions verbales ; tantôt un personnage de marque à accompagner, confié cette fois au trompette ■, tantôt un convoi de mulets à escorter pour faire " l'amas du blé » en vue du ravitaillement d'une place ^.

Si Richelieu use en toute occasion de ses gardes, il n'en est pas de même pour ses mousquetaires, dont les officiers vont rarement en mission ; l'on n'en relève aucune à l'actif de Cavoys. Soit que celui-ci n'eût que sa bravoure, et que les connaissances techniques militaires lui fissent défaut,

1. Sourdis, Corresp.. t. I, p. j09 et 313 (29 septembre 1637).

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