‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 378 sur 464 · Puységur, Mémoires, t. I. p · texte numérisé non relu

Puységur, Mémoires, t. I. p

se plaît à comparer son opinion avec la sienne ', à lire son traité à' Instructions militaires - ; avec cela, d'une bravoure qu'il tient aussi de son père, et qu'il a montrée maintes fois, notamment à l'attaque de Suze dont il a escaladé les retranchements à la tète de ses troupes, l'épée à la main '.

On s'explique, après cela, qu'il concentre tout son intérêt sur ses gardes, avec lesquels il est continuellement en contact immédiat et à la tête desquels on le voit marcher en campagne : il a concrète sur ce terrain son autorité jalouse, et il ne la manifeste vraiment que là; <( il ne s'estoit réservé ", dit Tallemanl. ■■ que le soing de pourveoir aux compagnies du régiment des gardes, et des vieux corps et estoit jaloux de cela plus que de tout autre chose ^. »

Cette jalousie qui s'étend autour de lui a la même origine que les craintes défiantes de Richelieu: l'un des motifs les plus puissants de sa haine pour le maréchal d'Ancre, et qui influa certainement le plus sur sa décision contre le favori, fut, peut-être plus encore que son annihilement et son exclusion systématique des all'aires, son isolement de l'armée et surtout de ses gardes, son unique passion et son passe-temps favori ^.

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