Rev. hist. et nob. de l'Anjou (Doc. inéd., p
4i2 r.A MAISON nr cAnDiNAi, de riciifi.iku
n'y ait aucune autre indication quo les sommes totales, il ne peut s'agir ici que de linge de corps.
Pierre Lefebvre, le garde-linge, en a à sa charge le soin et l'entretien ; aussi, est-il appointt' à '.)(• livres par mois, alors que le garde-vaisselle ne l'est qu'à 73; tous les matins, il livre aux valets de chambre et gar(,'ons, sur la note de Daictj. établie d'après le nombre des invités ou des survenants, le linge de table et de toilette qu'il garde sous clef dans une chaml)ie " avant son aspect tourné vers le Septentrion u ' ; il vérifie les rendus, s'assure qu'ils sont en bon état, fait les réparations possibles: tous les huit jours, il a la visite de son ennemi Marchais, le lavandier, (jui vient prendre avec son n hotteur » le linge de la mai.son -, en exécution de son marché forfaitaire de blanchissage, au prix de 100 livres par mois. Cette dépense est portée régulièrement dans le Compte, au chapitre de la table ordinaire, sans supplément pour les survenants, k Paris comme en voyage ; le chilfre en parait bien réduit, mais il faut remarcjuer que son marché ne comprend pas le blanchis.sage de la livrée, pages et laquais : là encore, le Cardinal a \ oulu éviter à sa comptabilité de maison les complications d'un pareil service avec un aussi nondîreux personnel, et il a préféré leur allouer une sonnne fixe, relativement élevée, sur laquelle ils doivent de plus prélever leur dépense en chaussures, i livres Itîsols [lour les premiers, i livres pour les autres.
Avec la tapisserie, nous retrouvons encore la famille de Molière, du côté lie la branche maternelle cette lois; Guillaume Cressé, 1 un des frères de Marie Cressé, la mère du grand comique, l'st le fournissi'ur de la maison pour les tapisseries et les lits, comme dny Poipielin jiour les étolfes de laine drapée ; un fournisseur dimportance, d'abord par le nondjre et le montant de ses fournitures; en Hii{!l, il n'a pas, en effet, présente à Euzenat l'argentier moins de 17 cerlilicats répartis sur 17 mois de l'année, et encaissé ainsi '}.(I27 livi'es, \'^ sols ; si d'autres marchands ont fait des affaii'es ]iiiui- un chill're plus élevé, aucun, luéine Le N'asseur. le jiassementier, n a un nomluc plus considérable de mémoires. Nous ne savons si les huit tentures tle ta])isserie et les trois lits que Richelieu léguera au roi, sont sortis de chez lui; c'est possible, car Cressé est sûrement bien achalandé pal- le fait niéine d'axoir poui- client lidelc le puissant (-ai'dina! et il lient a honneur de pouMur monlrerdans sa boutique aux visiteurs, de 1res beaux meubles ineuijianls, et surtout di's lits, les plus appréciés de tous, après la laiiissi'rie toutelois. pour laquelle nous avons vu le goût
I. Olivier de Séries, Le Ih-'Urr ihniru-iillurr, Genève, H'iSO. p. 77:i. 1. Le Miruir (le conlentoincnl, lOl'J IVuriélés hisl. ellilL, l. Il, |i. l.t .