Ibid., t. V, p
10. Celle qui s'éleva entre cUAvaux et Servien est restée célèbre par les factums publiés à cette occasion. Tallemant, Hist., t. III, p. 477 ; de Wic(juel'ort, Méinoires touchant les ambassadeurs, Cologne, 1670, p. 427.
11. Dupradel, Traité contre le luxe des hommes et des femmes, Paris, 1703, p. 137.
12. Abbé Claude Fleuiy, Les devoirs des maîtres et des domestiques. Paris, 16S8, p. 11.
été prétexte à une charge, un moven pratique de récompenser des services ou d'octroyer une faveur, car les charges se vendent. L'aumônerie, la chambre, la gartle-robe, le lever, la bouche, les soins médicaux, la vénerie, les Ijàtiments, les meubles, la musique, les écuries... deux volumes de l'Etat de la France qui pendant un siècle et demi grossiront un peu plus tous les ans ', sufh'sent alors déjà à peine k l'énumération de toutes ces fonctions et de leurs titulaires.
Les grands seigneurs de qualité la copient plus ou moins, suivant leur rang et leur fortune, mais sans pouvoir descendre au-dessous d'une limite que le Code de la bienséance du temps fixe soigneusement ; leur maison ne peut comprendre moins de trente-six « domestiques », sans compter celle de leur femme qui est distincte, tandis qu'il suffit de huit personnes à un homme de qualité étranger ou gentilhomme de Province, de quatre à de moins grands seigneurs, bourgeois et autres '-.
La composition en varie peu. à consulter les spécialistes et les mémoires de répof[ue ; c'est toujours l'aumônier, l'intendant et l'écuyer, le secrétaire, le maître d'hôtel, les oliiciers de bouche, la cuisine et l'office, le personnel des écuries ; dans les très grandes maisons seulement, il y a en plus les gentilshommes servants, les pages et la musique ainsi que la faculté ; (juant aux gardes, ils supposent un train princier ou un haut commandement militaire, qui sont, du reste, presque toujours associés.
Richelieu, lui-même, nous désigne ceux de ces « domestiques » qu'il estime strictement indispensables ; en 1636, il réforme la maison désordonnée de son neveu du Pont de Courlay ; l'énumération qu'il fait de son personnel est particulièrement intéressante et mérite d'être reproduite, pour servir de terme de comparaison avec le sien :
« Trois gentilshommes contant son écuyer qui se serviront des lacquais de M. le général des galères et des chevaux de son escurie. S'il y a davantage de gentilshommes, il leur donnera employ dans son régiment ou dans les galleres;
« Deux secrétaires sans autres écrivains ;
« Trois vallets de chambre contant le tailleur et le blanchisseur de son linge ;
«i Deux pages ;
« Quatre ou cinq lacquais au plus ;
1 . H . Taine, Les origines de la France contemporaine. L'ancien régime, Paris, 1882, p. HT et suiv.