‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 419 sur 464 · Avenel, Le(/re.<!.... t. VII, p · texte numérisé non relu

Avenel, Le(/re.<!.... t. VII, p

4ofi LA MAISON Di: r.AKDLNAL HE KICHELIEC

M. de Kantzau, voilà juscju'ù Lvon les grands traits de son œuvre politique.

Lei8 août, M de Savoie recevait de Sainte-Menehould avis de l'arrivée de Chavigny, pour traiter avec elle dun accommodement ; à son retour, il devait rejoindre ?i Lyon le roi (|ui devait d'abord s'arrêter dans cette ville ' : le 2 septembre, on dépêchait ;i la duchesse le s"^ Mondain •; le 15, on lui annonçait la visite du roi à Grenoble ' ; le 19, Chavigny recevait l'ordre d"" avertir Madame (|u'i>llc peut venir » ; entin, le 23, le Cardinal remettait au roi un mémoire pour sa sœur \ L'entrevue eut lieu le 28 septembre et '< 13 jours se passèrent sans qu'on pût avoir de résolution ■' ». Un dernier avis de Richelieu k la duchesse ^ ne produisait pas plus d'effet (pio les autres"; après cet échec diplomatique, dont nous avons parlé ailleurs, il n'y avait plus (ju'à songer au retour ;i Paris. 11 s'elfectua directement et par la voie la plus rapide, sauf un arrêt de dix jours à Lyon.

Après la lente traversée des montagnes du Forez, le Cardinal arrive à Roanne, une ville déjà connue de lui, car c'est là qu'en octobre 1630, il a eu à surmonter l'une des crises les plus graves de sa vie politique, lorsqu'il a reçu le traité conclu à Ratisbonne, entre les ambassadeurs de Louis XllI et l'empereur l^'erdinand 11, touchant la succession de Mantoue et du Montferral, tiaité (|u il a énergi(pien:ent fait annuler, imposant à tous sa volonté perspicace ** ; de nu" nie (ju'en 1(530, il y emprunte encore la voie d'eau pour une partie de son voyage de retour. Lin marché est conclu, suivant l'usage •', avec un maître batelier de Roanne Jean Drus pour la fourniture de tous les bateaux et bateliers qui descendront S. E. et son traia sur la Loire depuis Roanne jusqu'à Briare. La première embarcation est une frégate « (jui fait la découverte des passages » ; elle est suivie d'un bateau ciiargé de mousquetaires et de leurs ofliciers qui reconnaissent les points où l'on aborde, et après s'être assurés qu'il n'y a point de suspects, en gardent les bords jusqu'à ce que les deux embarcations (jui suivent, remplies de gentilshommes et de gardes, aient passé.

t. Avenel, Le//res..., t. VI, p. i8.3.

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