‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 427 sur 464 · Delamare, Traité de la police, t. IV, p. 214 à · texte numérisé non relu

Delamare, Traité de la police, t. IV, p. 214 à

LES FINAKCKS 40.')

Dans le siècle précédent, le règ'loment de la chambre des vacations du 29 octobre 1538 assurait un véritable service rég'ulier d'éclairag-e : « Et ordonne hulicte chani])re... qu'il y aura au coin de chaque rue... un fallût ardent depuis les dix heures du soir jusqu'à quatre heures du matin, et où les dictes rues seront si long-ues (jue ledict fallot ne puisse esclairer dun bout à l'autre, en sera mis ung; au milieu des dictes rues ou plus selon la grandeur d'icelles '. »

L'ordonnance du 5 septembre l'iTS renouvelait les prescriptions du règlement de lo38, en créant la levée d'un » guet extraordinaire », destiné à compléter avec l'éclairage, les mesures de sécurité de la rue, dans les saisons périlleuses des longues nuits.

L'établissement de la taxe des lanternes dut en être la conséquence, car Delamare, en reproduisant le texte du jugement du 23 octobre 1380 qui exempte les officiers de l'Université des charges de police, en donne ainsi l'énoncé : « Les messagers Jurez et les autres Officiers de l'Université, confirmés dans leurs Privilèges, et exemts de faire la recette des taxes pour le nettoA'ement et pour les Lumières publiques 2. »

Le texte qui suit ne parle, il est vrai, que des boues, à côté desquelles l'éclairage devait sembler quantité négligeable ; et si le service en fonctionne à peu près régulièrement jusqu'à son établissement définitif par l'ordonnance de la Reynie en 16G7, ce dut être d'une façon bien sommaire '^

L'exemption pour les officiers de l'Université de contribuer à la recette des taxes, témoigne du peu d'importance qu'on lui attribuait ; le fait se répéta encore en IfiiO pour la corporation des libraires, imprimeurs et relieurs, qui en furent eux aussi déchargés par sentence du Chàtelet en date du 23 octobre.

En tout cas, et quel qu'il fût, le service était organisé ; M. Defrance en donne deux preuves : l'une d'elles est tirée de quelques vers du sieur d'Esternod, un poète gentilhomme qui écrivait en 1620 l'Espadon satyrique ; un tire-laine tenté de voler un manteau recule devant le « brillant des lanternes publiques ». L'autre est un document retrouvé par M. Henri Havard, document daté du 8 octobre 1399, d'après lequel le quartier de la place Maubert était alors éclairé par 3 lanternes de verre

t. Ed. Fournier, Les lanternes de Paris, Paris, 1854, p. 18.

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