‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 57 sur 464 · lijiil., p · texte numérisé non relu

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dans la maison personnelle du Cardinal, comme nous le verrons îi la Bouche, supposent, en outre de connaissances complexes qui les placent au-dessus des gens de métier, des iiabitudes d'ordre et de régularité, certainement capables de rendre leur concours précieux aux écritures où ils sont du reste localisés. Quant aux Seneschal, pour l'un d'eux François, le valet de ciiamlire, le seul dont la présence à cet état serait en apparence la moins explicable, nous verrons plus loin qu'elle y est largement justifiée par ses antécédents et le rôle qu'il a joué auprès du Cardinal, qui en a déjà utilisé et apprécié, en d'autres occasions, l'intelligence et la valeur; il est. en outre, entrepreneur de la Grande et de la Petite Ecurie de la maison, une gestion importante, qui ne comporte pas la nourriture de moins de 30 personnes et de 140 chevaux, ce qui ne va point sans une entente indéniable des afTaires.

Le Cardinal est à la fois trop pratique, et trop soucieux de savoir « l'employ que l'on fait de son argent » pour se livrer à des libéralités sous une pareille forme ; elles ont leur raison d'être ou l'ont eue, tout au moins à un moment donné.

Nous avons parlé du sieur de Lavergne au sujet de ces véritables prébendes qui étaient constituées par les emplois d'honneur ; il y en avait ailleurs que parmi ces derniers, et deux d'entre elles sont particulièrement curieuses, dissimulées comme elles le sont sous des fonctions très actives, et effectives ; cette observation infirmerait sérieusement notre hypothèse, si nous ne pouvions montrer que Richelieu a obéi, pour les donner, sous cette forme, à des considérations d'un ordre tout spécial.

Dans la liste des capitaines entretenus, appointés à 1.000 livres, l'attention est attirée par deux noms, le sieur Collonel-Lebron et le chevalier Cinq-Mars d'Effiat ' . Le premier a été dénaturé, probablement sous la dictée, par un scribe ignorant de la personnalité du fameux colonel Hebron, gentilhomme écossais qui commandait un régiment écossais au service de la France, mais qui n'a jamais, que nous sachions, pas plus que le second, commandé de galère. Si le roi en faisait " grand estât », Richelieu, dont nous avons signalé les sympathies pour l'Ecosse, l'affectionnait et l'appréciait singulièrement comme homme de guerre ; précisément, en cette même année do 1(13."), il lui annonçait, par une lettre fort amicale, l'envoi « de ce qu'il plaist au roy vous donner sur la marine, et en outre un petit présent •. . . " 11 est peu probable que le colonel IIel)ron liguràt sur les états de la marine par (ii'dre du roi et cela pour plusieurs

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