I. Avcnel, Lelln-s..., I. VIII. p. \iXi
•2. AfT. Kir., .Wm. ol lU,,-. l-'inncr, V, 820. iï. 2W;-2:;."..
i'I I.A MAISON Df CARDINAL DE RICHELIEU
Avant d'aborder l'étude des diiïérents services de la maison de Richelieu, et des personnalités qui y (în;urent. une dernière considération générale esta noter ; c'est l'ordre suivi dans la nomenclature des emplois à l'état des gages; cet ordre, que nous suivrons rigoureusement, n'est pas indifFérent, ayant été assurément fixé par Richelieu, et à ce titre, il mérite de retenir l'attention. Plus que tout autre, en elTet, dans ce siècle du cérémonial ', lo Cardinal est grand observateur des préséances et rigoureux sur l'étiquette, comme sur la hiérarchie ; en ce qui le touche personnellement, il sufilt de rappeler les difficultés qu'il suscita toujours par ses prétentions à ce sujet; on sait avec quelle obstination, il lutta pour a^■oir, comme cardinal •'. et au nom du roi, le pas sur les Princes « non seulement dans le Louvre et leur hostel, mais dans son logis... où il ne daigne point les accompagner d'ung pas hors de sa chambre ' » ; on connaît son refus continuel de « donner la main ■) aux Princes souverains, aussi bien qu'aux ambassadeurs extraordinaires et même au nonce '. En 1042, à Narbonne, de son lit où il gisait moribond, il traitait minutieusement une question d'étiquette survenue entre deux de ses parents, les maréchaux de Brézé ot de la Meilleiaye ■"'.
Nous ne nous étendrons jias ici davantage sur cette que.stion que nous aiu'ons l'occasion d'examiner aux din'érents chapitres, surtout à celui du Cal)inet f[u'elle touche plus particulièrement ; c'est là que nous déduirons des conclusions de l'étude du Compte à ce point de vue spécial ; mais il nous a paru bon de le signaler ici en passant, puisque c'est l'une des idées générales personnelles de Richelieu qui ilomine le document.
1. Vicomti' (l'.Vvenel, Richnliuu et la monarchie absolue, Paiis, ISOIl, t. I, p. (')22. Appeiid. : La l'rùséance.