‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 85 sur 464 · Dc'iiys Godefi'oy. Abrér/é des trois estais, 1082. Préf · texte numérisé non relu

Dc'iiys Godefi'oy. Abrér/é des trois estais, 1082. Préf

H. Clierbury, Mémoires 'c'" de Baillou", Paris, 1863, p. 13().

y. .Vniclot de la lloussaye, Mém. hist., La Haye, 1737, t. I, p. 163.

sçavoir pas faire, contrefaisant les beaux traits de leur escriture, pour barbouiller le papier, et former des caractères gothiques ' ».

Si les plus hardis penseurs du temps, comme celui que nous venons de citer (l'ancien gouverneur du mar([uis de Miribel ■), font place aux lettres dans l'éducation d'un gentilhomme, c'est à condition qu'elle ne sera qu'un accessoire de la profession des armes ; les considérations élevées du P. Loryot ^, le moraliste qui a certainement le mieux approfondi la question, ne sont pas sorties du terrain de la philosophie pure ; malgré son désir de faire sa cour à Richelieu, à la nièce du([uel il dédie son livre, de Glaireville s'excuse d'écrire Lu iitchodc française: il prévient soigneusement le lecteur que " sa profession est entièrement éloignée de celle d'écrire* », que son travail est >< une récréation d'esprit ■'' » et qu'il n'a

1. Laurens Meillet, Dhcotins polil. el niilil. sur Corneille Tacite, Lyon, 1619, p. .son et ilK). — " 11 Je maréclial de Hiiou) n'estoit pas ignoiant, et on dit (|ue Henri IV, estant à Kresnes, vers Meaux, demanda l'explication d'un vers grec qui estoit dans la galerie. Quelques maistres des Requestes qui, par malheur, se trouvèrent là, ne Grent pas semblant d'entendre ce que Sa Majesté disoit; le maresclial en passant dit ce que le vers vouloit dire et s'enfuit, tant il avoit lionte d'en sçavoir plus que des gens de robe; car, pour s'accomoder au siècle, il falloit avoir plustost la réputation de brutal que celle d'homme qui avoit connaissance des bonnes lettres. » Tallemant, llisl., t. I, p. 2o. — En revanche, son fds qui lui succéda dans sa charge de maréchal do France, avait à peine pu apprendre à lire. Amelot de la Iloussayc, Mém., t. II, p. 86.

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