‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 95 sur 464 · Aubery, Ilisl. ilii Card. de Richelieu, p · texte numérisé non relu

Aubery, Ilisl. ilii Card. de Richelieu, p

2. Claude Fleury, Les devoirs des mailres et des domestiques, p. 208.

3. (P. Goulu), Lettres de Phi/tlarque A Arisle, 1627, p. lOlj.

4. Tout en n'attribuant à cette source que la valeur qu'il convient, il est intéressant de citer un passage curieux des « Mémoires de M. de Bout/, secrétaire de M. le Card. de Richelieu », un roman qui reviendra tout à l'heure : « M. le Cardinal avait encore avec lui trois autres secrétaires (en plus de Clieret) ; mais il y avait bien hdire qu'il eut autant de confiance en eux qu'il en avait en lui; ils étaient d'un esprit pesant et si ce n'est <[uo la duchesse d'Aiguillon, sa nièce, qu'il distinguait entre toutes ses parentes, les lui avait donnez, S. E. ne les aurait pas gardez un seul jour. » Amsterdam, 1711, \" partie, p. 288.

:>. Tallemant, Ilisl., t. 111, p. 38.

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lexempU» de Cospeau. devenu évèque d.Vire, après avoir été le valet d'école de l'abbé d'Epernon '. Est-il apparenté au poète de l'Anjou, Jean Le Masle qui, sur la lin de sa vie, est venu peut-être se fixer à Paris - ? Sa famille, voisine de Richelieu, l'a-t-elle <i donné » au jeune du Plessis? La mère de ce dernier l'a-t-elle choisi pour composer sa maison d'étudiant, dans une famille connue d'elle par des liens de feudisme, ou simplement d'origine de terroir commune ? Car Le Masle, comme son nom l'indique, est issu d'une province de l'Ouest, de même que Desbournais, le valet de chambre, qui est tourangeau, de même queGodin, le troisième secrétaire, son ami et protégé. En tout cas, le pacte est fait pour la vie ; Le Masle ne quittera plus son premier et unique maître, au service duquel on le retrouvera jusqu'à sa mort, àl'évêché de Luçon, puis à Avignon dans l'exil, à Angers à la cour de la reine-mère, de même que plus tard à Paris, pendant les années du pouvoir. Aussi les pamphlets associeront-ils souvent leurs deux noms ; ils traitent même trop souvent d'« ancien laquais ' » l'intendant-secrétaire pour qu'il y ait le moindre doute sur le caractère de ses premières fonctions, et le silence dédaigneux de Richelieu sur ce point, silence trop contraire à ses habitudes de polémique, achève de préciser le fait.

Pendant longtemps, jusqu'à ce que le Cardinal ait pu s'assurer un tr;iin de maison en rapport avec son rang et ses ambitions, Le Masle constitue à lui seul sa domesticité supérieure ; il est à la fois son intendant, son secrétaire, son homme d'affaires, voire même son maître d'hôtel ^ et son argentier ■', un véritable factotum, comme on le voit ; de là, la variété des titres que lui valent ses fonctions aussi nombreuses que variées, et qui lui resteront encore longtemps après que l'accroissement de la famille du Cardinal aura nécessairement amené la spécialisation de ses membres. En 1026, on voit Le Masle dresser l'état des dépenses de

1 . " Cospeau porloit derrière lui son portefeuille et son écriloire, et écrivoit pour lui ce que le Professeur dictoit à ses écoliers. » Amelot de la Iloussaye, Mém. hist., La Haye, 1737, t. II, p. 440, et t. III, p. 255. L'exactitude du fait a été mise en doute par M. Livet, Portraits du grand siècle, Paris, 1885, p. 373.

2. C. Ballu, Curiosités poétiques du XVl'^ s. (i. Le Masle), p. 13.

3. Tres-humblc, très véritable et très-importante remonslranceuu lioy (1631), in-4°, p. 107. — Vrais et bons advis de François Fidèle, in-4°, p. 117. — ■ liemerciement du Cardinal de ftichelieu {Pièces curieuses ensuite de celles du sieur de Saint-Germain. Anvers, 1644, t. IV, p. 217).

4. Aimé Martineau, Le Cardinal de liichelieu, Poitiers, 1866. Pièces justif., p. 391.

5. Acte notarié pour règlement de la succession de « feu Henri Duplessis de Richelieu, maréchal de camp », frère du Cardinal, 30 avril 1625 (ms. orig. coll. de l'aut.j.

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