‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 97 sur 464 · Avenel, Le//res.... t. I, p. 748 etsuiv · texte numérisé non relu

Avenel, Le//res.... t. I, p. 748 etsuiv

dépondant de l'abbaye de Cluny ' ; en 1632, il seconde l'évêque de Chartres dans les travaux de réparation et d'embellissement du chàtean de Richelieu-.

L'initiative que lui laissait le Cardinal dans ses instructions, contrairement à ses habitudes, prouve le crédit qu'il faisait à son dévouement et à son intellisjence. C'est à son retour de Richelieu sans doute, ou vers 1G33, ([u'il le faisait nommer chanoine et chantre à l'église de Notre- Dame, après l'avoir gratifié quelques années avant de son prieuré des Roches, proche de Fontevrault. Le Masle dut quitter à ce moment son logement du palais du Cardinal pour aller habiter au cloître Notre-Dame où l'appelaient ses nouvelles fonctions ; mais il n'abandonnait pas pour cela celles d'intendant de la maison de Richelieu, comme le prouve le compte de 1639. Il semble même, dès lors, s'être spécialisé davantage dans la surintendance des finances particulières du premier ministre et apparaît plutôt comme une sorte de grand trésorier chargé des maniements de fonds, fonctions dont il a fait l'apprentissage avec son oncle Picot, l'argentier, le prédécesseur d'Euzenat.

D'après le Compte, en effet, il est le banquier et le contrôleur de l'argentier Euzenat ; si ce dernier a la charge du paiement des dépenses de la maison, c'est Le Masle qui lui fournit au fur et à mesure les fonds nécessaires ^, et qui paie directement lui-même les sommes importantes ([ui ne rentrent point dans la dépense courante ou normale : achats d"ininieul)lcs '', mémoires d'entrepreneurs ■', bulles de l'abbaye de Conches pour le banquier expéditionnaire de la cour de Rome'', diamant historique acheté à Lopez"...

De plus, et c'est par là qu'il est mêlé le plus intimement à la vie politique du Cardinal, Le Masle est pour les finances son fondé de pouvoir auprès des secrétaires d'Etat ; c'est lui qui, sur l'ordre de Richelieu, Il fournit » à Servien et plus tard à Chavigni ^ les sommes énormes qui sont, d'urgence, nécessaires aux besoins publics; c'est lui qui reçoit et qui garde les assignations avec lesquelles le roi rembourse le plus souvent ces

Page 1