Voy. Descliueaux, tit. 41. — En 1601, par exemple
exemples des difficultés de ce genre que la Maison du Temple avait à subir dans sa vaste censive. Les registres de compte ou les actes originaux en sont pleins. Qu'il nous soit permis de noter ici seulement quelques faits de Thistoire de V Hôtel du Roi de Navarre^ d*après les documents financiers originaux : elle peut servir de type pour toute la période qui précède le rachat des rentes foncières de 1563.
Ce « grand hôtel contenant plusieurs édifices auquel a deux manoirs tous entrelenans * » faisait le coin de la rue de Braque ou des Bouchers et de la rue du Chaume, en face de la chapelle de Braque d'une part, et des hôtels de Guise et de CUsson de l'autre, il toucha même à la rue de TÉchelle du Temple par une maison qui y fut adjointe. Dans ces bâtiments logeaient, au xv° siècle, Jean d'Aragon, avec la reine Blanche de Navarre, sa femme, et Charles de Navarre, leur fils aîné, duc de Nemours, avec sa femme. — En 1438 *, le prix de 12 livres parisis de cens et rente était convenu avec eux. Mais dès 1442 ' on trouve une sentence d'adjudication de l'hôtel au grand prieur, par le prévôt de Paris, pour cause de non-payement. Aussi, en 1443 *, on paya, et encore en 1447 *. Pourtant il paraît que le payement ne fut pas toujours régulier, car nous trouvons en 1450 un « brevet devant notaire » portant payement de 108 liv. 6 sous 3 deniers parisis d'arrérages*. Plus tard, en 1459 ', c'est un « contredit de production devant le prévôt contre Charles de Navarre, prince de Vienne, duc de Nemours, à cause des criées faites pour cause de non-payement ».
Toutes les fois, en effet, que les propriétaires d'une maison de la censive ne payaient pas depuis longtemps et malgré les réclamations, on recourait aux criées en justice pour obtenir au moins quelque chose. Mais ici le Temple avait affaire à forte partie. En 1460 ' et en 1463 ' encore, aucune somme n'avait été