‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 127 sur 184 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

9. MM 138. L'année suivante (MM, 139), on ajoute : « Lesdites criées

versée, et de plu8 le receveur était contraint d*écrire ces lignes : « Riens n'en fut piéça reçeu, pour ce que dès piéça ledit hostel avoit esté mis en criées par faulte de paiement. Il nous fut fait deffence de par le roy que nous ne poursuivions les habilans dudit hostel, et que le prince de Navarre a ses causes commise» aux Requestes. » — La maison était entre les mains du duc de Nemours, Bernard d'Armagnac, quand elle fut confisquée peu de temps après par Louis XI avec les autres biens du due *. Elle continua néanmoins d'être « baillée à louage », depuis. 1471; mais nous ne suivrons pas plus longtemps son histoire, désormais très régulière.

Quelques mots maintenant sur les registres de compte de la Mai* son du Temple, si précieux pour l'histoire lopographiquede Paris, et dont il nous reste encore un assez grand nombre pour les xiv", w"" et XVI'' siècles. Les matières y étaient distribuées dans Tordre suivant : D'abord les cens et rentes, partagés, pour la censive de Paris, en quatre termes et relevés par rues, puis les revenus des « membres », plus quelques recettes diverses. Ensuite, et par groupes, jusqu'à la fin du volume, les dépenses, gages du personnel, frais de réparation ou de construction, frais de procès, etc. Recettes et dépenses additionnées, on oppose les totaux,, et, si la recette a dépassé la dépense, le receveur doit rendre le surplus au grand prieur; si, au contraire, comme c'est le cas le plus ordinaire pendant les premiers siècles, la dépense excède la recette, c'est le grand prieur qui remet au receveur ce qui lui manque.

L'inspection de ces registres est féconde en renseignements de toute espèce, principalement relatifs à l'administration financière de la Maison. On y pourrait surtout observer, si la collection était complète, les vicissitudes de la fortune du Temple de Paris, et comment son budget longtemps médiocre s'accrut avec les années. Sous ce rapport nous ne sommes renseignés que pour le régime des Hospitaliers. On sait que des Templiers il nous reste un seul et unique « censier » (1252-57) ; encore a-t-on

sont parfaictcs. On a produict par devers le commissaire desdites criées, et reste à débouter les opposaas sur le procès. »

1. Voy. les Comptes de la prévôté, publiés par Sauvai, III, 434. — Cf. MM 152, etc.

négligé (l'y dresser les comptes de fin d^année *. La seule indication de ce genre qu'il soit possible de relever, c'est qu'en 1254 un des quatre termes de Tannée (celui de la Saint-Denis, 9 octobre) produisit pour « tout le cens de Paris » 21 liv. 9 s., ce qui permet d'évaluer à une centaine de livres environ la recette de toute Tannée.

L'ordre de l'Hôpital trouva, nous Tavons dit, Théritage des ^ Templiers dans une grande détresse, quand il lui fut permis de Texploiter. Bien longtemps, cette situation demeura pénible e! embarrassée. Les recettes, encore en 1443 *, ne s'élèvent qu'à VJS liv. 2 den., tandis que les dépenses atteignent 519 1. 5 s. C d. Et ce déficit garde les mêmes proportions presque tous les ans jusqu'en 1480. C'est depuis cette époque que la situation du Temple devient plus prospère , et , sauf quelques mauvaises années, les recettes réussissent à couvrir à peu près les dépenses. Ainsi en 1480 ' la recette est de 1182 1., et la dépense de 1053; et en 1541 *, la recette est de 3681 1., et la dépense de 3G92.

Les chiffres s'abaissent avec Tédit de rachat des rentes foncières, et pendant quelques années les recettes, qui ne portent plus régulièrement que sur les a lods et ventes », restent au-dessous des dépenses. Cela dure jusqu'au jour où la Maison trouve de nouvelles rentes foncières dans des terrains à elle appartenant, qu'elle commence à exploiter. Et, depuis, la marche ascensionnelle du revenu ne s'arrête plus et varie à peu près tous les ans. Dans les derniers siècles, où nous ne la suivrons pas, elle arrive à des totaux considérables, qui témoignent vraiment d*une solide et constante prospérité. C^est ainsi qu'en 1786 ', pour

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