‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 128 sur 184 · MM 128 (Musée · texte numérisé non relu

MM 128 (Musée

2. MM 133, etc. Il est inutile, pensons-nous, de donner ici les totaux de toutes les années. Nous les possédons assez régulièrement de 1457 (MM 135) à 1483 (MM 153), puis aussi de 1528 (MM 157) à 1545 (BIM 167); y a de grosses lacunes pour tout le reste. Notons encore que les comptes se faisaient toujours en parisis, sauf à réduire après en tournois (8 livres par. s 10 livres t. Cette remarque n'a de valeur que jusqu'au milieu du XVI» siècle.

5. S 5103. Le chiffre des recettes est indiqué ici, non compris le bail général, de 100000 francs, et il faut compter dans les dépenses 131604 liv. d'améliorissements et réparations.

Paris seul, on compte 249 529 1. 10 s. 8 d. de recette contre 241 322 l. à peu près de dépenses.

Il pourra être curieux d'entrer maintenant dans quelques détails touchant les divers comptes de recettes et dépenses du Temple et le maniement de ses fonds *.

Voici, à une époque où ses revenus étaient fixes, aux xv®, xvi" et XVII® siècles, les divers genres de recettes annuelles sur lesquelles la Maison pouvait compter. En tête, les cens et renies des maisons de la censive dans Paris, principale catégorie de recettes jusqu'en 1553, époque où elle perd beaucoup de son importance et se trouve divisée en deux comptes : les simples lods et ventes des maisons de la Ville, et les cens et rentes de celles en très petit nombre qui appartiennent encore entièrement à l'Ordre. — Viennent ensuite les revenus des marais et coutures, autour de l'Enclos, qui subissent, eux aussi avec le xvi'' siècle, une transformation, mais tout avantageuse, en se couvrant en partie de maisons neuves louées à baux emphytéotiques et sur lesquelles l'Ordre garde tous les droits anciens de cens et rentes. — Puis, l'exploitation, les ventes de bois aux environs; — les « dépouilles et mortuaires »> des chevaliers et commandeurs défunts, dont les biens revenaient à l'Ordre; — les « vacants » des commanderies; — les dons du grand maître; les recettes extraordinaires; — les rapports des jardins, des moulins; — le produit des grains, des vins, des bestiaux, etc., et une foule de divers.

En dernier lieu, l'Ordre concéda à ferme une partie de ses revenus fonciers, et les a fermages du bail général » rapportaient annuellement 100 000 livres au grand prieuré.

Nous noterons à part, parmi les « divers », quelques rentes et indemnités payées par l'État '.

D'abord 50 livres tournois de rente constituées au grand prieur de Bourbon, le 21 août 1536, parle prévôt des marchands et les échevins de Paris '. — Puis l'indemnité consentie par eux après

1. Voy. pour tout ceci en général les documents mss. pour un tableau de Tadministration de Tordre de Malte, contenus dans le carton M 25.

2. Voy. les visites en général, et particulièrement celle de 1665 (S 5561, f» 100).

3. MM 170, registre de 1564. Au xm« siècle (registre de 1252-1257), on voit la prévôté de Paris payer 30 sous au Temple, chaque année (MM 128).

âS4 LA MAISON DU TEMPLE

le rachat des rentes foncières, de 1553, de 298 liv. 3 s. 1 d. — C'est le chiffre qu'on trouve dans le registre de 1564 * (les registres antérieurs sont perdus). Le receveur de la Ville était chargé de verser annuellement cette somme, qu'il devait « prendre, dit redit, sur le revenu des greniers à sel de Beauvais, Provins et la Ferté-Milon, Clermont et Montereau, et sur tout le domaine de ladite Ville, pour et au lieu desdites renies cedit jour rachetées nu denier vingt * ». — Enfin, « 100 livres assignées sur les biens, rentes et revenus provinciaux de la Ville, par accord aa sujet d^s moulins du port Saint-Gervais » ', qu'on avait abattus en avril 1564 parce qu'ils encombraient les abords du fleuve et jouissaient de droits qui faisaient du tort à la Ville.

Au xviii® siècle *, le domaine de Paris payait encore au Temple 150 liv. 5 s. 4 d., et les aides et gabelles 249 1. 15 s. 6 d. — Voici enfin diverses redevances particulières constituées au Temple, encore comme indemnité ou comme marque de suzeraineté. Ainsi, 15 liv. versées par le « clergé de France » '; une petite rente de 8 1. 2 s. G d. parisis (6 l. 10 s. tournois) payée depuis 1175* jusqu'à la dernière époque par le prieuré de Saint-Eloi, et par conséquent par Tévôque de Paris quand il eut qualité de prieur de cette église; et des sommes d'importance très diverse, parfois minime, inscrites au nom de communautés et d'églises pour la censivo ou les membres, comme Tabbaye de Saint-Denis, les Dames hospitalières de Saint-Gervais et celles de Saint-Magloire, l'hôpital du Saint-Esprit, etc.

Il y a plus à dire au sujet des dépenses établies dans les livres de compte. Outre que leurs titres divers sont bien plus variés, leur examen fournit des détails plus curieux et plus instructifs. On compte d'abord les « charges » générales, comprenant les <( responsions » dues à FOrdre par la Maison, la taxe des vais* seaux pour la marine de Malte, qui est un impôt spécial, etc.;

Page 1