Ibid
6. Cyrographe orig., S 5080, pièce 26. Cf. le petit censier de 1253 (MM 12S) et une grande confirmalion de ladite rente, en 1253 également (S 5080, p. 2). En 1598, Tévéque de Paris fut condamné à payer la redeyance comme de coutume. Cf. encore en 1754 (S 5106).
— puis les pensions des religieux, les appointements et salaires du personnel domestique et du bailliage; — les frais « d'améliorissement », constructions, réparations, entretien, etc. : c'est la partie la plus considérable; — les frais d^administration, de nourriture et de chauffage du personnel; — les aumônes, la taxe des pauvres, etc. ; — les frais de procès, de régie, d'écritures, de ports de lettres et de messageries; — à Foccasion, les envois spéciaux d'argent au grand medtre; — les diverses redevances au roi, décimes, vingtième, etc. ; — l'entretien des bois, placé toujours à part de l'exploitation des fermes et autres .biens fonciers; — les droits à payer à l'État pour les « mortuaires et vacants». — Enfin divers taxes et frais accidentels, au sujet de fêtes publiques ou autres.
Nous insisterons un peu sur la catégorie des gages et pensions du personnel du Temple, qui nous est aussi connue en détail. On sait que les religieux avaient le droit de posséder quelques terres et de jouir de revenus personnels. — Aux xv® et xvi® siècles, époques où les chiffres restent partout à peu près stalionnaires, les religieux ordinaires, y compris le prieur, reçoivent chacun 8 liv. tournois (10 1. parisis) ; le receveur, de 20 à 35 l. ; les prêtres engagés à Tannée pour le service du culte, 4 1. i6 s. ; le clerc de l'église, 6 I. 8 s. ; — les domestiques de toutes sortes, 6 1. 8 s.; le maire et le bailli, 8 1., et le procureur au Cbàtelet, 4 1. au XV* siècle, et le double environ au xvi®. — Aux xvn® et xvni* siècles, ces chiffres changent plusieurs fois, et montent considérablement. En 4665 S le total des pensions des frères monte à 1250 livres; en 1733 \ à 3014, et 4800 en 1786 ^ — A cette époque, le vicaire de l'église reçoit 200 1. ; le bailli, 1000 1., et le lieutenant, 500.
Parmi les frais divers, curieux à relever, figuraient certains grands repas que le Temple donnait tous les ans aux personnages avec lesquels il désirait entretenir de bons rapports. — Ainsi à la Saint-Simon et Saint-Jude, époque du principal chapitre du grand prieuré, il invitait tous « les conseillers de la religion et autres notables personnes ». En 1458 ^, ce repas avait